Swimming Alone Around the Room, Jonathan Franco

Bon, ça y est, novembre est là pour vrai. Au lieu de se repasser pour une centième fois le premier album de Beach House (oui, oui, on sait, ça réconforte toujours autant), donnons sa chance à un quasi-inconnu sorti de quasi nulle part (d’accord, Detroit) qui s’appelle Jonathan Franco. Cette première création du jeune homme au patronyme fait pour la célébrité dans les cercles adeptes de Mac DeMarco et compagnie, Swimming Alone Around the Room valse sur deux pieds : l’un fait d’une indie-bedroom-pop qui dit « je ne peux fonctionner dans cette société trop compliquée » (A Topiary, Wine Lips, Swimming) et l’autre qui met ensemble plein de sons mystérieux, presque occultes, bruitisme expérimental puisé dans d’obscurs films de surnaturel. Sans doute que dans la tête de beautiful loser de Franco, tout ça a énormément de sens. C’est toutefois avec un certain plaisir qu’on le suit dans ses élucubrations, pas sans se demander quelquefois « est-ce que j’écoute encore la même affaire ? ».
 

Swimming Alone Around the Room

★★★
Jangle pop

Jonathan Franco, Indépendant