Feu de forêt, Antoine Corriveau Secret City

Corriveau signale son arrivée au sein de Secret City Records en offrant quatre nouvelles chansons où s’exprime le besoin de soulager sa voix rampante des envolées de guitares électriques qui assombrissaient son univers. La chanson-titre en ouverture est limpide : la guitare acoustique, une batterie paresseuse, le cor de Rose Normandin, une sobre ligne de basse synthétique de Marc-André Landry ; c’est tout, et c’est surtout bien assez. Le dépouillement frappe davantage sur la superbe Deux femmes, piano-voix, un solo d’harmonica, le rythme marqué par le picking de guitare plus que par la batterie perdue sur le balcon du chalet où elle fut enregistrée, on entend encore le chant des criquets. Le groove chanson rock de 1982 aurait pu apparaître sur son précédent disque, puis un autre genre de criquet apparaît sur la ballade piano-voix Mon coeur paré passera partout : Fanny Bloom. Là, assise au bout du banc à côté de Corriveau, un joli moment d’intimité partagé qui augure bien pour le prochain album ; entre-temps, concert-lancement le 9 novembre au Club Soda à Coup de coeur francophone.

 

 


Une version précédente de ce texte, identifiant Pietro Amato au cor et Pilou à la basse synthétique, a été modifiée.

Feu de forêt

★★★ 1/2
Folk

Antoine Corriveau, Secret City