The Mountain That We Live Upon, Thus Owls

Regarder le temps s’étioler, alors que les feuilles jaunissent et que, résolument, on ne rajeunit pas. Mais avec l’âge vient l’expérience et l’expérience permet une plus grande appréciation de la beauté. Avec ce quatrième album, le duo créateur et amoureux Thus Owls — Simon et Erika Angell — nous donne à apprécier justement ça, la beauté. Moins folk et plus épique qu’auparavant, le plus scandinave (d’accord, ils ont aussi un point d’ancrage à Stockholm) des groupes montréalais, proche de Karkwa et de Patrick Watson, sort les grands instruments à cordes, dans un opéra rock aux forts accents Godspeed You ! Le chant d’Erika se fait hommage aux grandes dames de l’indie, celles qui n’ont peur de rien : PJ Harvey, Kate Bush, Patti Smith. Au centre du truc, il y a cette pièce qui s’appelle Vessel, qui bâtit l’anticipation sonore à travers ces changements de tonalité et cette tension en crescendo, c’est quasi physique. En concert-concept avec installation artistique, performance de la danseuse Hanako Hoshimi-Caines et projection du cinéaste Karl Lemieux, samedi au Centre Phi.


The Mountain That We Live Upon

★★★★
Rock expérimental

Thus Owls, Secret City