Heaven, Dilly Dally

Évoluer de façon plus « goth » mais en même temps plus « bien-être », c’est possible ? Trois ans après un premier album remarqué, Sore, qui avait élevé le groupe de Torontois au rang de « nouveau Hole », la bande de Katie Monks montre une nouvelle maturité. Sobriété, confiance en soi, sentiment d’accomplissement, santé mentale sont ici abordés, dans un emballage plus en rondeur. Le caractéristique cri rauque de Monks — qui se présente désormais en robe de mariée victorienne (adieu, vieux t-shirts pourris) — mène des chansons plus posées, plus raffinées techniquement, dotées d’une finition presque douce. Comme ce satin brillant sur la pochette. On croirait que les membres se sont mis à écouter en boucle U2 ou Coldplay (I Feel Free). Que ceux qui avaient été charmés par Sore ne s’alarment pas trop : les clins d’œil aux Pixies, à Pavement et, évidemment, à Hole, n’ont pas été complètement éclipsés. Et Monks crie toujours. Fiou.

Heaven

★★★ 1/2
Punk-rock

Dilly Dally, Dine Alone records