Joy as an Act of Resistance, Idles

L’excitation est palpable au moment de déballer ce qui se cache derrière cette séduisante formule que les hard rockeurs de Bristol ont choisie pour titrer cet attendu second opus. C’est que, depuis Brutalism, leur premier disque paru il y a tout juste 18 mois, on avait soif d’une suite. Comme l’autre, Joy est fait d’un post-punk intelligent, compact et angulaire, vocal et cru, avec cette fois la composante manifestement politique. Le leader Joe Talbot et ses comparses ont des choses à dire sur le Brexit, l’homophobie, le racisme, la masculinité comme prison et, de façon plus personnelle, le deuil — d’un enfant, tristesse infinie. Si les quatre ou cinq extraits déjà publics — dont le bijou fédérateur et dansant Danny Nedelko — laissaient croire à l’ascension d’une nouvelle ligue punk British imbattable (avec les Shame dans l’équation), Joy as an Act of Resistance contient pourtant quelques trous… Après Samaritans, la septième pièce des douze que contient l’album, la joie n’est plus autant au rendez-vous. Ou alors serait-ce la résistance ? Au théâtre Fairmount le 18 septembre.
 

Joy as an Act of Resistance

★★★ 1/2
Punk rock

Idles, Partisan Records