Marc Copland tout au haut de l’affiche de l’Off Festival de jazz

Copland s’est notamment distingué par une série de trois albums intitulée «New York Trio Recordings» réalisée en compagnie de l’immense contrebassiste Gary Peacock et des batteurs Paul Motian et Joey Baron.
Photo: Prandoni Francesco Copland s’est notamment distingué par une série de trois albums intitulée «New York Trio Recordings» réalisée en compagnie de l’immense contrebassiste Gary Peacock et des batteurs Paul Motian et Joey Baron.

L’Off Festival de jazz tient la route, ou la rampe, c’est au choix, avec une affiche de haute tenue. De tous les noms inscrits, on retient d’abord et avant tout celui du pianiste Marc Copland, qui se produira le 6 octobre au Upstairs en compagnie du guitariste Roddy Ellias et du contrebassiste Adrian Vedady. Ensemble, ils ont enregistré Sticks and Stones. En clair, il ne s’agit pas d’un trio d’un jour.

Ce pianiste a ceci de très singulier qu’il a changé d’instrument en plein milieu de sa carrière. Il est passé littéralement du coq à l’âne, soit du saxophone alto au piano. C’était en 1973. Au cours des dix années suivantes, il s’est fait moine afin de parfaire son jeu, puis est revenu sur la scène au début des années 1980.

Depuis lors, Copland s’est notamment distingué par une série de trois albums intitulés New York Trio Recordings réalisés en compagnie de l’immense contrebassiste Gary Peacock et des batteurs Paul Motian et Joey Baron. Publiées sur l’étiquette allemande Pirouet, qui, question prix, ne fait pas dans le détail, ces productions confirmaient, comme si besoin était, que Copland est la définition même de la finesse. Il est l’héritier direct de Bill Evans. À noter qu’il y a deux ou trois ans, il a fondé sa propre étiquette, InnerVoiceJazz, sur laquelle il propose notamment un solo baptisé Nightfall.

Le 4 octobre, au Lion d’or, le Ratchet Orchestra dirigé par le contrebassiste Nicolas Caloia donnera le coup d’envoi de cette édition. À la tête de 19 musiciens, Caloia nous livre ses compositions qui empruntent davantage aux musiques improvisées, aux musiques contemporaines, à Bartók ou à Webern, qu’aux horizons musicaux du Mississippi ou de Chicago. Dans le genre décapant, il n’y a guère mieux.

Pour conclure l’événement, les responsables de la programmation ont fait appel au saxophoniste Samuel Blais, qui est d’une rare vivacité. Ce dernier a invité les batteurs John Hollenbeck et Dan Weiss ainsi que le guitariste Ben Monder. Ils se produiront à L’Astral à compter de 20 h. L’Américain Hollenbeck jouera également le 5 octobre, au Ministère, en compagnie notamment du saxophoniste Erik Hove.

Le 12 octobre, au Dièse Onze, Joel Miller, l’un des meilleurs saxophonistes Canadian, occupera la scène à la tête d’une formation à l’architecture musicale particulière. À ses côtés, il y aura en effet l’excellent tromboniste Jean-Nicolas Trottier, le guitariste François Jalbert, le bassiste Emile Farley et le batteur Michel Medrano. On a également retenu une autre formation à l’instrumentation peu courante : Hornet, en hommage à Ornette Coleman. À l’image du premier quartet de ce dernier, Hornet rassemble Jean-François Ouellet à l’alto, Nicolas Boulay à la trompette, Mathieu McConnell-Enright à la contrebasse et Louis-Vincent Hamel à la batterie.

Pour le reste de la programmation de l’Off, on vous invite à fouiner du côté du site : loffjazz.com. Cette 19e édition aura lieu du 4 au 13 octobre aux quatre coins de la ville : Lion d’or, Dièse Onze, Upstairs, Ministère, Café Résonance, Sala Rossa et Centre Phi.