Recherche spatiale, Laura Krieg

Fermez le cockpit et installez-vous à votre aise, le départ est imminent pour l’exploration d’une trame sonore rigoureuse comme la quête de l’espace soviétique. Laura Krieg, artiste espagnole installée à Montréal et dauphine de Johnny Couteau, a présenté au printemps ce premier long jeu fort défini malgré les moult références qu’il contient. Entre français, anglais et espagnol, l’artiste qui dit donner dans la « pop brutaliste » réussit à faire cohabiter des clins d’oeil aux Rita Mitsouko (Devant l’écran), à Bruce Springsteen (Below Sea Level) et à Lebanon Hanover (The Smell of the Ocean). L’enveloppe sonore, d’une importance aussi grande que la voix hachée de Krieg, est faite de synthés qui résonnent en néon dans nos têtes et de percussions métalliques tranchantes. Bref, Recherche spatiale est d’une charmante froideur, comme un nostalgique voyage à travers une fantaisie sci-fi. Peut-être que le vaisseau spatial est en fait une machine à voyager dans le temps ? Prochain arrêt, 1978.


Recherche spatiale

★★★ 1/2
Cold Wave

Laura Krieg, Jeunesse cosmique