Beyondless, Iceage

Depuis leur sortie des confins de la scène underground de Copenhague, autour de 2011, les quatre garçons d’Iceage ont souvent été décrits (dont par le grand parrain du punk Richard Hell) comme les « sauveurs du punk ». Une définition bien traditionaliste — quatre jeunes mecs blancs, à l’allure de mauvais garçons — pour une telle position messianique… Mais voilà, Iceage a réellement pondu trois très bons albums sur lesquels les Danois affirment tour à tour leur amour du post-punk, de la no-wave, du hardcore. Pour ce quatrième titre en règle, le quatuor explore ce qu’on pourrait appeler son côté americana (Thieves Like Us). Banjo, cuivres, accordéon, violon s’ajoutent au mix, autrement déjà plus « épique » qu’à leur habitude. On entend Titus Andronicus, Bruce Springsteen, Nick Cave, au travers d’une guitare qui demeure mordante et rauque (The Day the Music Dies). La pièce Catch It est d’ailleurs particulièrement (excusez-la) catchy. Beyondless est un album rock bien ficelé qui ne regarde pas en arrière, et ça, c’est plus important que les questions d’image.

Écoutez The Day the Music Dies

Beyondless

★★★ 1/2
Rock

Iceage, Matador