Singularity, Jon Hopkins

Le compositeur, producteur et remixeur Jon Hopkins atteint la maturité sur ce cinquième album, qui arrive cinq ans après l’excellent Immunity. Passé maître dans l’art des textures sonores complexes après avoir travaillé auprès du mentor Brian Eno, le Britannique propose aujourd’hui un album en deux temps qui impressionne surtout sur le premier. L’enfilade de la première moitié, Singularity, la soufflante Emerald Rush, Neon Pattern Drum et l’épique Everything Connected, est le fruit d’une parfaite cohésion entre harmonies et sonorités rêches et granulaires, rythmes déconstruits et construction classique tension/relâchement du house et du techno, le tout peint avec une palette de couleurs musicales bien définie : l’acidité des synthés, la chaleur du piano droit, l’évocation des voix humaines ensuite déployées durant cette seconde moitié nettement plus moelleuse à cause de ses orchestrations minimalistes néoclassiques. Ainsi, après la césure chorale de Feel First Life, la seconde moitié paraît conséquemment plus fade que l’étourdissante première, mais néanmoins pleine de charme.

Écoutez Emerald Rush

Singularity

★★★ 1/2
Électronique

Jon Hopkins, Domino Records