Isabelle Boulay offre un «best of» au Festival d'été de Québec

La volubile chanteuse a pris beaucoup de temps pour présenter pratiquement chacune de ses chansons avec un clin d’oeil, une anecdote, un souvenir.
Photo: Francis Vachon Le Devoir La volubile chanteuse a pris beaucoup de temps pour présenter pratiquement chacune de ses chansons avec un clin d’oeil, une anecdote, un souvenir.

Le Festival d’été de Québec, qui fête ses 50 ans cette année, s’est ouvert jeudi soir avec un spectacle fêtant deux autres anniversaires, ceux des 25 ans de carrière et des 45 ans d’Isabelle Boulay. Accompagnée d’une section de cordes de l’Orchestre symphonique de Québec, la chanteuse a livré une soirée émotive et bavarde aux allures de best of.

« J’ai jamais eu autant de monde à ma fête ! » s’est exclamée l’interprète devant un public gagné d’avance, qui lui a même chanté « Ma chère Isabelle, c’est à ton tour… ». Boulay, vêtue d’un veston noir à la Sgt. Pepper, a multiplié deux choses au fil de la soirée : ses succès et les déclarations d’amour à la foule.

« La plus belle des fêtes, c’est de vous avoir avec moi. C’est nos noces d’argent ! » a lancé Boulay. Quelques moments plus tard, elle a ajouté que « quand le public est entré dans ma vie, ç’a été une des choses les plus belles, ç’a colmaté toutes les brèches que j’avais ». Et il n’y avait pas quatre chansons d’écoulées. En fin de spectacle, elle aura même reçu un gâteau sur scène — framboise-chocolat ?

La volubile chanteuse a pris beaucoup de temps pour présenter pratiquement chacune de ses chansons avec un clin d’oeil, une anecdote, un souvenir. Souvent sympathique, l’exercice avait quand même le défaut de briser pas mal le rythme musical. On retombait au sol à chaque titre.

Photo: Francis Vachon Le Devoir Il n’y avait pas beaucoup de morceaux faibles dans l’enchaînement de ce concert d’ouverture.

Au moins, il n’y avait pas beaucoup de morceaux faibles dans l’enchaînement de ce concert d’ouverture, à travers lequel Isabelle Boulay a pigé dans plusieurs pans de son répertoire. Il y avait les chansons de jeunesse comme Parle-moi et Et mon coeur en prend plein la gueule, les succès de la consécration avec Le saule et La Lune, l’époque plus récente avec Nashville et Entre Matane et Baton Rouge

Quelques invités sont venus souffler les chandelles avec Isabelle Boulay, dont Les Soeurs Boulay, touchées, offrant leur Mappemonde en trio avec la fêtée. Paul Daraîche est venu chanter la classique À ma mère (perce les nuages) et Patrick Norman a livré l’aussi éternelle que sirupeuse Quand on est en amour.

Parlant d’invités, Isabelle Boulay était entourée pour l’occasion par une vingtaine de musiciens de l’OSQ, qui se sont faits étonnamment discrets pendant la soirée, qui avait été annoncée comme « symphonique ». Un défaut de sonorisation ? Ils étaient pourtant bien présents en fin de parcours sur Mieux qu’ici bas et Le saule, ainsi qu’au rappel. Mais ce sont surtout les cuivres qui ont pris plus de place sur des titres comme Una Storia D’amore, Lucille et sur Ring of Fire, aussi chantée avec Paul Daraîche. Dommage de ne pas avoir entendu davantage les musiciens. Ç’aurait ajouté un peu de crémage à un joli gâteau de fête.

Desjardins

Photo: Francis Vachon Le Devoir Fred Fortin a quand même épaté avec sa version du «Coeur est un oiseau».

En ouverture, le public a pu entendre le spectacle Desjardins, on l’aime tu !, rendant hommage à l’auteur du Tu m’aimes-tu et autres chansons cultes du répertoire québécois. Pas de faux pas musicaux dans cette heure et quart, mais certainement un manque de liant, malgré les belles lectures des monologues de Richard Desjardins par la slameuse Queen Ka. Chacun venait livrer sa reprise et repartait, sans un mot. Seules Les Soeurs Boulay, avant une fort belle version de L’engeôlière, et Keith Kouna avant … et j’ai couché dans mon char, ont lancé un petit salut à la foule. Fred Fortin a quand même épaté avec sa version du Coeur est un oiseau, et Bernard Adamus a mis un peu d’ambiance dans une soirée plutôt calme avec sa reprise des Mammifères, aidé par le violon tonitruant de Guido del Fabro.

1 commentaire
  • Richard Olivier - Inscrit 7 juillet 2017 16 h 30

    Ca fait dur.....

    Isabelle Boulay offre un «best of»

    Ha que le francais n`est plus une fierté......