So You Wannabe an Outlaw, Steve Earle and the Dukes

Mon été 2016 a roulé avec l’album conjoint de Steve Earle et Shawn Colvin. J’en avais parlé sous la bannière americana, ce qui voulait dire : intrinsèquement américain, mais difficile à cerner. Roots au sens large. Ce 16e album studio du grand bandit barbu est plus ciblé, signalant le retour officiel d’Earle à son country hors la loi. À l’heure où Nashville fabrique des antihéros de pacotille, notre vrai de vrai chantre de la rugosité vient rappeler ce qu’est un country sans formatage ni concession, et chasse les faux jetons de sa contrée, enduits de goudron et de plumes. C’est évidemment un territoire plus dangereux : on s’y écorche le palpitant (You Broke My Heart), on y risque l’aller simple vers l’enfer (Fixin' to Die), on y aboutit aux travaux forcés (If Mama Coulda Seen Me). Récompense : on y croise d’autres irréductibles, dont Willie Nelson et Miranda Lambert. La version « deluxe », avec quatre reprises chargées à bloc, est conseillée. Même aux pieds-tendres.

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So You Wanna be An Outlaw

★★★★
Country

Steve Earle and the Dukes, Warner

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