Vers le mur, Mario Peluso et les Hobos Hurleurs

Le revoilà, en plein milieu de ma route. Mario Peluso, je le suis depuis J’appelle, chanson primée à Ma première PdA, en 1997, et si parfois son personnage de damné du destin m’a lassé, ses rimes d’écorché vif et son country-folk sans velléité de réinvention de la roue de chariot n’ont jamais manqué de m’émouvoir. Je le retrouve ici avec ses Hobos Hurleurs, plus que jamais country, plus que jamais touchant. « Parfois la vie me donne envie / De tout laisser d’aller au lit / Envie de qui envie de quoi / Je marche sans savoir pourquoi », chante-t-il d’un ton traînant à la fin de l’album. Et je l’entends comme s’il chantait ce que, ces jours-ci, je ressens. Vous vous reconnaîtrez (ou reconnaîtrez quelqu’un) dans d’autres chansons, chacun la sienne : le gars qui part « du hometown le coeur en miettes » (Jos l’Américana), le gars qui a trouvé son pays « chaque fois qu’on refait le lit » (Sans elle). Pur country : de la chanson d’esseulé pour se sentir moins seul.


Mario Peluso et ses Hobos Hurleurs - Demain

Vers le mur

Country

Mario Peluso et les Hobos Hurleurs, Peluzo Musik/Artic