Au Upstairs - Hollins et la bande des 4

Ce soir, Fraser Hollins, contrebassiste passe-partout, donc très demandé par ses pairs, va donner le coup d’envoi à la troisième édition de l’association qui lie le Festival international de jazz de Montréal au Upstairs, ou vice-versa. C’est le trompettiste Tom Harrell qui conclura cette collaboration le 7 juillet. Singularité de cette association ? La programmation de celle-ci a été confectionnée par Joel Giberovitch, le patron du lieu, avec le soutien de Simon Fauteux, patron, lui, de Six Media. Revenons à Hollins.

Sur la scène du club situé rue Mackay, Hollins sera flanqué du saxophoniste Joel Miller, avec lequel les affinités musicales perdurent depuis une bonne vingtaine d’années. Mais il sera surtout accompagné par le pianiste Jon Cowherd ainsi que par Brian Blade, batteur très apprécié parce qu’à l’aise dans le jazz comme dans les autres courants ou styles, c’est au choix, musicaux (lire autre texte ci-haut).


« Lorsque j’étudiais à la Manhattan School of Music, je m’entendais tellement bien avec Jon que nous étions colocataires. Après, en fait lorsqu’il est devenu professionnel, j’ai fait la connaissance de Brian [Blade] pour la bonne et simple raison que mon ami Jon était son pianiste. »


« Depuis qu’il joue régulièrement avec Blade, dont j’adore le jeu, je ruminais la possibilité de faire quelque chose avec eux à Montréal. Je suis d’autant plus content que chacun de ces musiciens est puissant sans être fortement individualiste. »


Plus haut, on a souligné qu’Hollins est un contrebassiste très demandé. Il en est ainsi parce qu’il appartient à cette catégorie de musiciens recherchés parce qu’aussi solides que polyvalents. Parce qu’aussi professionnels que savants. Oui, oui, oui, Hollins est savant ! Parce qu’il…


Parce qu’il a énormément étudié à Montréal comme à New York auprès de Dave Liebman, John Pattituci et Jerry Bergonzi en plus d’avoir pris des cours particuliers avec Marc Johnson et surtout, surtout Gary Peacock.


Le savoir-faire acquis au fil des ans lui a valu la réputation d’être un musicien solide, un instrumentiste au jeu fluide et bourré d’imagination. C’est à voir demain à 19 h ou à 21 h 45. Prix du billet ? 35 $.