Tadoussac - Tombée de rideau sur le «plus grand des petits festivals»

Tadoussac - Un des avantages de revenir année après année à Tadoussac, pour le Festival de la chanson, est de pouvoir assister à l’évolution scénique de certains artistes. Et dans quelques cas, l’ascension est fulgurante, tout comme le succès. On a déjà vu cela avec Bernard Adamus, mais, cette année, c’est Lisa LeBlanc qui a fait courir les foules, trois fois plutôt qu’une.

La jeune femme acadienne était de l’édition 2011, à titre d’artiste en résidence. Cette portion du festival nous réserve d’ailleurs parfois de belles surprises. De jeunes talents qu’on espère revoir sur scène. C’est ce qu’on s’était dit en entendant Lisa LeBlanc, seule sur scène, l’an dernier. C’était avant l’album et le succès.


Oui, Lisa LeBlanc a eu droit à son tour de chant devant une place des Festivals bien remplie durant les FrancoFolies. Mais à Tadoussac, elle a offert trois spectacles dans le sous-sol de l’église du village. Un cadre intime, donc. Et une rencontre on ne peut plus privilégiée pour ceux et celles qui ont fait la longue queue dehors pour aller l’entendre.


Trois jours d’un temps ensoleillé et splendide plus tard, impossible de faire la recension exhaustive de l’ensemble de la 29e édition du « plus grand des petits festivals ». Dans le domaine du festif, on a plus qu’apprécié le groove hyper accrocheur de Socalled, dont la joyeuse bande rappelait notamment Bran Van 3000. Alaclair Ensemble aussi, surtout pour l’énergie sur scène d’une formation rap qui dit plutôt verser dans le « postrigodon bas-canadien ».


Les valeurs sûres ont aussi bien assumé leur statut, dont Radio Radio, Vincent Vallières et Ariane Moffatt. Et pouvoir assister à leurs prestations dans de petites salles bondées de festivaliers tout sourire magnifie le tout. C’est ce qui s’est passé aussi avec Salomé Leclerc et Philippe B. À quelques mètres du fjord du Saguenay et des baleines de passage, on en prendrait davantage sans voir le temps passer. On attend déjà la 30e édition.