Un réseau pour les journalistes autochtones

«Les événements de ces deux dernières semaines ont montré qu’il était urgent d’augmenter le nombre de journalistes et de voix autochtones dans les médias canadiens», selon Rachel Pulfer, directrice générale de JHR.
Photo: Darryl Dyck La Presse canadienne «Les événements de ces deux dernières semaines ont montré qu’il était urgent d’augmenter le nombre de journalistes et de voix autochtones dans les médias canadiens», selon Rachel Pulfer, directrice générale de JHR.

Devant le faible nombre de journalistes autochtones au Canada, un tout nouveau réseau voit le jour afin de les soutenir dans leur carrière.

Journalists for Human Rights (JHR) et l’Association canadienne des journalistes (CAJ) ont uni leurs forces pour permettre la création du réseau Indigenous Reporters Network. Ils en ont fait l’annonce par voie de communiqué lundi, lors de la Journée nationale des peuples autochtones.

« Il y a une pénurie de journalistes autochtones dans l’industrie […]. La présence d’un plus grand nombre [d’entre eux] dans l’industrie sera essentielle pour atteindre les objectifs médiatiques de la réconciliation », a déclaré Karyn Pugliese, ancienne présidente de la CAJ, par voie de communiqué.

Ce nouveau réseau s’adresse tant aux reporters autochtones émergents qui souhaitent lancer leur carrière qu’à ceux déjà bien établis qui aimeraient perfectionner leurs compétences. Il permettra aux intéressés de développer leurs compétences grâce à des formations, de participer à des événements du CAJ ou encore d’établir des liens avec d’autres reporters autochtones ailleurs au pays.

« Les événements de ces deux dernières semaines ont montré qu’il était urgent d’augmenter le nombre de journalistes et de voix autochtones dans les médias canadiens », a ajouté pour sa part Rachel Pulfer, directrice générale de JHR, en référence à la découverte fin mai des restes de 215 enfants sur le site de l’ancien pensionnat autochtone de Kamloops, en Colombie-Britannique.

Si cette découverte macabre a secoué tout le pays, elle a, dans les premiers jours, donné lieu à une couverture médiatique inégale, d’une province et d’une média à l’autre. Or, le rôle des journalistes est fondamental, selon la CAJ et JHR, pour faire évoluer les choses.

« En 2015, la Commission de vérité et réconciliation du Canada a mis au jour le rôle essentiel que les médias doivent jouer pour faire progresser les objectifs de réconciliation à long terme de notre pays. La création de l’Indigenous Reporters Network nous rapproche de ces objectifs, car elle contribuera à améliorer l’accès des journalistes autochtones aux emplois, aux possibilités de perfectionnement professionnel et aux postes de direction », a souligné le président de l’ACJ, Brent Jolly.

 

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