«Chimerica»: Tank Man, le célèbre protestataire

Mettant en avant un photojournaliste, Lee Berger, qui tente de retrouver sa crédibilité, «Chimerica» est une fiction ancrée dans l’actualité.
Photo: All3Media International Limited Mettant en avant un photojournaliste, Lee Berger, qui tente de retrouver sa crédibilité, «Chimerica» est une fiction ancrée dans l’actualité.

Il y a de cela plus de trente ans, un homme força temporairement l’arrêt de quatre chars d’assaut sur la place Tiananmen à Pékin, en Chine. Cet inconnu ne savait alors pas qu’il deviendrait l’icône d’une révolte pour la démocratie.

C’était au lendemain d’un massacre qui a mis fin à près de deux mois de protestations contre le régime communiste chinois. L’image de cet homme, sac d’épicerie à la main, se tenant seul et sans armes devant une colonne de véhicules militaires blindés, fera le tour du monde et deviendra l’un des clichés les plus iconiques du XXe siècle. Il sera surnommé « Tank Man ».

Mettant en avant un photojournaliste, Lee Berger, qui tente de retrouver sa crédibilité, Chimerica est une fiction ancrée dans l’actualité. La série de quatre épisodes, fortement inspirée de la pièce de théâtre éponyme, se situe en 2016, lors de l’élection américaine et de la crise en Syrie. Le nom de l’œuvre est loin d’être anodin, celui-ci étant un mot-valise regroupant « China » et « America », en plus d’être un concept traitant de la relation symbiotique bien qu’aux antipodes des deux pays.

Cet aspect géopolitique amène beaucoup à la série, tout comme le traitement historique qui est fait des protestations de 1989. Accroché dès les premières minutes, le public sera aussi mis devant les reproches qui lui sont adressés par la bande, son appétit insatiable pour des images toujours plus sensationnalistes ayant poussé des médias aux dérapages. En parallèle avec l’élection de Trump et les fausses nouvelles, le film pose ainsi une belle réflexion sur le métier de chercheur de vérité.

 

Chimerica

Télé-Québec, les mardis, 21 h

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