​Sur vos écrans: trouver sa voie. Ou non…

Une scène de la télésérie «Atypique», avec Keir Gilchrist dans le rôle de Sam
Photo: Greg Gayne Netflix Une scène de la télésérie «Atypique», avec Keir Gilchrist dans le rôle de Sam

Ils vont tous bien ?

Lors du lancement de la première saison de la comédie dramatique Atypical à l’été 2017, plusieurs ont reproché à cette plongée dans le quotidien d’un jeune homme ayant un trouble du spectre de l’autisme et de sa famille de ne pas dépeindre de façon réaliste la réalité des personnes autistes et d’en compter très peu dans sa distribution. La production a corrigé le tir pour les deuxième et troisième efforts en intégrant des scénaristes et des acteurs autistes à son équipe. Les intrigues entourant le personnage central, Sam Gardiner (Keir Gilchrist), et sa famille, ses parents toujours en processus de réconciliation (Jennifer Jason Leigh et Michael Rapaport) et de sa sœur Casey (Brigette Lundy-Paine), en grand questionnement identitaire, semblent ainsi avoir gagné en authenticité et en profondeur avec ce changement. C’est encore le cas dans cette quatrième et ultime saison, où l’on retrouve notre jeune héros, de plus en plus sûr de lui et autonome, alors qu’il quitte le nid familial pour habiter en colocation avec son meilleur ami Zahid (Nik Dodani), toujours aussi délicieusement étrange…

Sa vie « d’adulte » ne le satisfait toutefois pas complètement puisqu’il s’embarque dans un projet qui lui permettra de réaliser son rêve de se retrouver au milieu de manchots, ses animaux favoris. Ses proches font également face à des défis qui les forcent à se remettre en question et à s’affirmer. Ces trajectoires, qui s’éloignent parfois et convergent souvent, se déploient délicatement au fil des dix épisodes, entre drame et comique de situation, récit d’apprentissage, de deuil et de rédemption. Une bien belle conclusion pour cette tribu certes un peu « atypique », mais très attachante.



Atypique (saison 4)
Netflix, dès le 9 juillet
 

Le « beau-père » et la mort

Dès les premiers instants de la minisérie Secrets de famille (Flesh and Blood en version originale anglaise), on sait que quelqu’un sera victime d’un meurtre. On ne sait pas qui ni comment, et on mettra beaucoup de temps à le découvrir… Et on ne s’en plaint pas une fois que l’on est plongé dans cet heureux mélange de suspense et de drame familial concocté par la Britannique Sarah Williams (Becoming Jane). On y fait la connaissance de Vivien, veuve dans la soixantaine, qui annonce à ses trois grands enfants dans la trentaine, aux vies remplies d’insatisfactions et de mensonges, qu’elle a un nouvel amoureux. Cette nouvelle est loin de les enchanter, au point où ils se méfient de l’élu du cœur de leur mère (énigmatique Stephen Rea), et les téléspectateurs aussi. À force… Il faut dire que le récit raconté en flash-back sous forme de témoignage à la police de la voisine un peu trop curieuse et attentionnée (Imelda Staunton, parfaite) de Vivien alimente les scénarios possibles ayant mené à cette mort violente mystérieuse.

Les médias britanniques (puisqu’il s’agit d’une production d’ITV) ont évoqué la possibilité d’une deuxième saison, alors inutile d’indiquer que toutes les intrigues seront dénouées au bout de ces quatre épisodes bien relevés…



Secrets de famille
Télé-Québec, mardi, 21 h et disponible à tele-quebec.tv
 

S’échapper dans le vide

Nous n’avons pu voir que la bande-annonce de cette série norvégienne, récompensée du prix des étudiants du festival Séries Mania en 2019. Et elle peut amplement suffire à décourager de s’y aventurer. C’est que les quatre personnages principaux de ce drame inspiré de la vie bien réelle (et indécente) de riches hommes d’affaires ne sont absolument pas attachants. Engoncés dans leur débauche de fric, de sexe et autres paradis artificiels pour combler le vide de leurs existences, ces hommes qui se croient tout permis et à qui tout est dû ne donnent pas tellement le goût qu’on s’intéresse à eux. Pourtant, un jury de jeunes téléphiles y a vu une production intéressante. Ils ont peut-être raison…



Exit (V.F.)
Club Illico, dès le 15 juillet

À ne pas manquer

Sur le court, et ailleurs …
 

Depuis son premier titre de Grand Chelem à l’US Open 2018 qui l’a révélée au grand public, la joueuse de tennis japonaise Naomi Osaka ne fait pas les choses comme les autres. Dans cette série documentaire en trois épisodes, on suit cette nouvelle étoile de la raquette sur deux années très chargées, marquées entre autres par son engagement dans le mouvement Black Lives Matter, à l’entraînement, sur les courts de tennis à travers le monde, ainsi que dans la quête de ses racines haïtiennes.



Naomi Osaka
Netflix, dès le 16 juillet



À voir en vidéo