«Boléro, le refrain du monde»: à chacun son boléro

La chanteuse Angélique Kidjo
Photo: Artv La chanteuse Angélique Kidjo

Depuis près d’un siècle, le Bolérode Maurice Ravel, enchante ou agace. Dans tous les cas, il constitue un ver d’oreille particulièrement tenace. Peut-être un peu parce que cette pièce au rythme constant et à la mélodie accrocheuse est jouée quelque part dans le monde toutes les 15 minutes, soit sa durée approximative. Aussi parce que ses ingrédients en font un incontournable de la musique du XXe siècle, qui a influencé de nombreux artistes et continue de le faire aujourd’hui.

Ce charmant documentaire produit par Arte donne la parole à une pléthore de créateurs de différents horizons et disciplines (dont Claude Lelouch, Angélique Kidjo et Rufus Wainwright) qui témoignent de leur amour particulier pour cette œuvre de commande (par la danseuse russe Ida Rubinstein), grandement influencée par la musique andalouse et le jazz et de son caractère universel. Plusieurs d’entre eux tentent de mettre des mots sur les raisons de son succès, dont sa rythmique constante si particulière, considérée par certains (dont les incontournables Carl Craig et Moritz von Oswald) comme une des bases de la musique électronique.

Au-delà de cette charge d’amour pour le Boléro, le film vaut particulièrement le détour pour les extraits de ses multiples versions et variations. En complément, on vous suggère l’excellente enquête Qui a volé le Boléro de Ravel ? (2016). Disponible sur YouTube, elle s’intéresse tout particulièrement à l’histoire rocambolesque de la succession de Ravel et de ses juteux droits d’auteur, tout en offrant elle aussi une bonne dose de versions de ce classique du classique.

Boléro, le refrain du monde

Artv, lundi, 20 h

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