«The Mandalorian», saison 2: bébé Yoda contre-attaque

Le protagoniste éponyme de «The Madalorian» est l’équivalent du cavalier solitaire sans foi ni loi, mais qui, au gré de ses pérégrinations, finit presque malgré lui par défendre la veuve et l’orphelin contre des hordes hostiles. On l’aura compris, l’orphelin ici est l’Enfant, alias bébé Yoda.
Photo: Disney+ Le protagoniste éponyme de «The Madalorian» est l’équivalent du cavalier solitaire sans foi ni loi, mais qui, au gré de ses pérégrinations, finit presque malgré lui par défendre la veuve et l’orphelin contre des hordes hostiles. On l’aura compris, l’orphelin ici est l’Enfant, alias bébé Yoda.

C’est ce vendredi qu’arrivait sur Disney+ le premier épisode de la deuxième saison de The Mandalorian. Les attentes sont élevées, faut-il le rappeler. Au mois d’août dernier en effet, on rapportait que The Mandalorian avait été la série la plus recherchée de toutes les nouvelles plateformes, coiffant au poteau les contenus d’Apple TV+, HBO Max et Peacock. Auparavant, la série développée par Jon Favreau, une extension de l’univers Star Wars, avait battu l’immensément populaire Stranger Things, de Netflix, avec un ratio de « 100 millions de demandes exprimées en une semaine contre81 millions », selon la société Parrot Analytics. Bref, dire que la barre est haute pour cette seconde saison tient de l’euphémisme.

D’autant qu’outre ces données emballantes, qui ont contribué à accroître la valeur de l’action de Disney +, l’accueil critique pour la première saison fut très favorable, allant du bon (Variety,Hollywood Reporter, The New York Times) au très bon (Washington Post, TV Guide, Time), avec au final assez peu de voix discordantes (The Atlantic, The Guardian).

Pour les néophytes, l’action est campée cinq ans après les événements de Return of the Jedi (Le retour du Jedi), alors que le Mandalorian, ou « Mando » (Pedro Pascal), est chargé par le « Client » (Werner Herzog) d’allerquérir à l’autre bout de la galaxie « l’Enfant » (alias bébé Yoda pour le public en délire : voir la quantité astronomique de mèmes et de gifs de la mignonne petite créature ayant déferlé sur les réseaux sociaux).

Dans un accès de bonne conscience, le chasseur de prime trahit son employeur et s’enfuit avec cet Enfant (qui n’en est peut-être pas un). Enfant qui se révèle habile à manier la Force, un pouvoir extraordinaire associé à l’ordre des Jedi.

L’épisode qui lance la deuxième saison reprend là où la saison une s’est terminée, Mando tentant de réunir l’Enfant avec les siens… sans trop savoir dans quel coin de la galaxie les chercher. D’emblée, on retrouve l’approche feuilletonesque passée, l’épisode initial étant, comme ses prédécesseurs, pourvu d’une rencontre, d’un problème à résoudre qui le sera, en somme, d’un arc complet s’inscrivant dans un canevas plus vaste.

Or, Jon Favreau a affirmé que la seconde saison élargirait de manière considérable ledit canevas.

Un univers plus vaste

À Entertainment Weekly, Favreau confiait récemment : « La nouvelle saison consistera à présenter une histoire plus vaste dans le monde. Les intrigues seront moins isolées, quoique chaque épisode aura sa propre saveur, et si tout va bien nous pourrons élargir de beaucoup la portée de la série. » Un avantage dont Favreau dispose à présent réside dans ce que plusieurs décors, costumes, voire programmes d’effets spéciaux (fabuleux), créés à grands frais pour la saison une, peuvent être réutilisés, les sommes économisées étant dès lors dévolues à l’élaboration d’éléments inédits.

Puisqu’on n’a pour l’heure accès qu’au seul premier épisode de la deuxième saison, impossible de déterminer si Favreau a remporté son pari. Toutefois, il est intéressant de noter que s’il est un défaut qu’on a accolé à la saison originale, ce, tant dans les médias que du côté des spectateurs par l’entremise de forums de discussion, c’est sa lenteur.

Sur ce point, certains ont fait valoir que celle-ci était nécessaire afin que la série établisse adéquatement son univers, tandis que d’autres ont objecté qu’après autant de films, de séries animées et de romans dérivés, on se trouvait en terrain d’ores et déjà balisé.

Jon Favreau, réalisateur — et acteur — intimement lié à l’univers cinématographique Marvel (il a tenu la barre du premier jalon, Iron Man), autre propriétéDisney, a quoi qu’il en soit tenu compte de ce commentaire récurrent et promis un rythme plus trépidant.

Sur la foi du premier épisode, donc, rien à redire : l’action déboule, du prologue dans un antre de combats clandestins aux péripéties qui ramènent Mando sur Tatouine. À signaler qu’on a d’entrée de jeu droit à plusieurs beaux clins d’œil à des lieux et créaturesissues de la trilogie Star Wars originelle.

Un western intergalactique

Plus qu’un space opera comme les films de la saga, The Mandalorian est un western intergalactique (avec une forte influence du manga Lone Wolf and Cub, où un guerrier solitaire arpente le Japon féodal avec son bébé). George Lucas s’en était certes inspiré autrefois en jetant les bases de Star Wars, mais en incluant une kyrielle d’autres sources. Dans The Mandalorian, Jon Favreau fait un réel travail de transposition du genre, de ses archétypes et de ses conventions.

Ainsi, le protagoniste éponyme est-il l’équivalent du cavalier solitaire sans foi ni loi, mais qui, au gré de ses pérégrinations, finit presque malgré lui par défendre la veuve et l’orphelin contre des hordes hostiles. On l’aura compris, l’orphelin ici est l’Enfant.

Là encore, le mini-acolyte de Mando ne saurait être plus craquant. D’autres personnages favoris reviendront, commela mercenaire Cara Dune (Gina Carano) et le chasseur de prime Greef Kargan (Carl Weathers), mais cette saison-ci est forcément vouée à être davantage peuplée de nouveaux visages. Parmi ceux-ci, on signalera Timothy Olyphant (la série western Justified) et Michael Biehn (The Terminator). Reprenant son personnage de Ahsoka Tano, de Clone Wars, Rosario Dawson devrait, paraît-il, venir faire un tour.

Tout comme sa prédécesseure, cette deuxième saison comptera à terme huit épisodes diffusés un à la fois de manière hebdomadaire.

La série The Mandalorian est diffusée sur Disney+

Photo: Courtoisie / Disney+