Les flâneurs

Photo: Le Devoir
François Lévesque 

Yves Jacques au service d’Huppert

L’Odéon-théâtre de l’Europe offre gratuitement, en VSD, Les fausses confidences, de Luc Bondy, d’après Marivaux. Le metteur en scène réalisa cette œuvre de « cinéma à fleur de théâtre » en parallèle de sa version scénique. Isabelle Huppert y joue une riche veuve que rêve d’épouser un romantique sans-le-sou (Louis Garrel) avec l’aide du valet de la dame (Yves Jacques). Bulle Ogier complète la distribution. « Nous avons tourné ce film le jour dans le théâtre au même moment où nous jouions la pièce le soir », d’expliquer Yves Jacques. Un délice.


Odile Tremblay

Chant d’amour

Parmi les livres que propose gratuitement Boréal sur son site jusqu’au 6 mai, à côté des œuvres de Nadine Bismuth, de Michèle Ouimet et de Zebedee Nungak, on trouve une perle de Gabrielle Roy, Ces enfants de ma vie (1977), recueil de nouvelles tirées de son expérience d’enseignante au Manitoba. La finesse, la générosité, la sensibilité des portraits d’enfants qu’elle brosse est un chant d’amour et d’humanité pour le premier âge de la vie et pour le métier de passeur de lumière chez ceux qui leur font l’école. Il avait valu à l’auteure de Bonheur d’occasion son troisième Prix du Gouverneur général du Canada.


Caroline Montpetit

Antigone est parmi nous

Comme l’Antigone du mythe, elle porte le drame des siens sur ses épaules. Du haut de sa jeunesse, la comédienne Nahéma Ricci est tout simplement inoubliable dans le rôle-titre d’Antigone de Sophie Deraspe (maintenant en VsD), campant cette héroïne qui se déguise en homme pour sauver son frère. Inspiré des événements qui ont entouré la mort de Fredy Villanueva, à Montréal-Nord, mais aussi du mythe de Sophocle, le film retrace l’histoire d’une famille d’immigrants kabyles confrontés à la justice canadienne. La réalisatrice s’y permet quelques audaces formelles, comme le dédoublement des dialogues, qui passent admirablement la rampe.


Katia Tobar

Tartelette artistique

Découvert au détour d’un flânage un peu trop long sur les réseaux sociaux, le collectif d’artistes visuels Tartelette. Pas de énième recette de tartelettes portugaises ici, mais des photographies, des illustrations, des broderies ou des peintures proposées à l’impression. Une dizaine d’artistes y exposent leurs œuvres, pour la plupart en plusieurs formats, allant de 10 à 100 $, pour ajouter une touche québécoise à votre déco de confinés. Et pour appuyer les artistes d’ici, car la moitié des bénéfices est redistribuée équitablement entre les membres du collectif.