Des affaires trop vite classées

Il y a un peu plus d’un an, la mairesse d’Atlanta annonçait aux médias que les enquêtes pour les meurtres d’une trentaine d’enfants afro-américains assassinés entre 1979 et 1981 étaient rouvertes.
Photo: HBO Il y a un peu plus d’un an, la mairesse d’Atlanta annonçait aux médias que les enquêtes pour les meurtres d’une trentaine d’enfants afro-américains assassinés entre 1979 et 1981 étaient rouvertes.

Il y a un peu plus d’un an, la mairesse d’Atlanta annonçait aux médias que les enquêtes pour les meurtres d’une trentaine d’enfants et de jeunes adultes afro-américains assassinés entre 1979 et 1981 étaient rouvertes. Les autorités policières avaient alors attribué la plupart de ces morts violentes, sans aucun procès, à Wayne Williams, déjà reconnu coupable du meurtre de deux hommes dans la vingtaine, un criminel qui était au centre de la deuxième saison de la série policière Mindhunter.

La série documentaire Atlanta’s Missing and Murdered prend pour point de départ cet événement récent pour raconter en empruntant aux codes du « true crime » les circonstances qui ont entouré ces meurtres, à travers les témoignages des familles et proches des victimes et des policiers, locaux et fédéraux, qui ont été témoins ou ont participé aux enquêtes d’alors. On y propose également quelques pistes d’enquête dont on taira ici la nature… Les cinq épisodes de cette enquête patiente et fouillée offrent un portrait politique et social très révélateur de cette ville progressiste, d’avant-garde, mais marquée par un racisme rampant qui a influencé la façon dont cette affaire a été considérée par les autorités.

Si on n’est pas trop patient, on peut se rabattre une autre série documentaire sur le même sujet, produite tout juste avant la réouverture des dossiers par Discovery Channel et diffusée en rafale, et en français, à Investigation. Moins réussie, mais tout de même une bonne introduction.

Atlanta’s Missing and Murdered: The Lost Children / Meurtres d’enfants à Atlanta

HBO et Crave, les dimanches, 21 h / Investigation, jeudi, dès 20 h