«Rwanda, après le sang, l’espoir»: je suis Rwandais

Avec beaucoup d’empathie, Alain Stanké a fait le voyage au Rwanda pour essayer de comprendre comment se reconstruit un pays ravagé par un élan sanguinaire aussi féroce.
Photo: ICI Radio-Canada Avec beaucoup d’empathie, Alain Stanké a fait le voyage au Rwanda pour essayer de comprendre comment se reconstruit un pays ravagé par un élan sanguinaire aussi féroce.

En avril 1994, un tsunami de haine s’abattait sur le Rwanda. En trois mois, le génocide fera 800 000 morts, pour la majorité des Tutsis et quelques Hutus modérés, à coups de machette et d’inhumanité devenue virale. Un quart de siècle plus tard, un certain apaisement souffle sur le Pays aux mille collines où le « Je suis Rwandais » (Ndi Umunyarwanda) du président Kagamé semble vouloir faire son nid. Une paix fragile que sonde délicatement le journaliste, éditeur et écrivain Alain Stanké dans Rwanda, après le sang, l’espoir.

Avec beaucoup d’empathie, celui qui a connu les camps de concentration a fait le voyage au Rwanda pour essayer de comprendre comment se reconstruit un pays ravagé par un élan sanguinaire aussi féroce. Survivants et spécialistes de toutes sortes s’ouvrent à lui avec confiance, dignes, certains solaires, d’autres moins, tous avec encore un exigeant travail de mémoire à faire. Comme Pacifique Bonheur, gardien du mémorial du génocide, dont le nom même l’appelle vers la lumière ; la réconciliation en cours est un miracle qu’il protège et nourrit tous les jours.

On dit que la faim est une sensation intransmissible, cette horreur-là est du même ordre, elle est impartageable, confie un autre intervenant. Cela se sent dans les transitions maladroites de ce documentaire qui hésite entre devoir de mémoire et exercice de réparation, entre récit factuel et confession. Cela ne l’empêche nullement de faire oeuvre utile, un peu à la manière du peuple rwandais, qui neutralise avec l’art l’angoisse d’un silence qui autrement pourrait être funeste.
 

Rwanda, après le sang, l’espoir

Radio-Canada, samedi, 22 h 30