«Nox»: dans les profondeurs de Paris

Une scène de «Nox»
Photo: Canal+ International Vincent Flouret Une scène de «Nox»

Il y a de ces œuvres qui, en apparence, semblent impeccables, irréprochables, mais quand on les regarde de plus près, on se demande comment on a pu ne pas voir leurs défauts, peu subtils. C’est malheureusement le sentiment qui finit par nous habiter en regardant Nox (« nuit » en latin), un thriller policier en six épisodes créé par Fred Cavayé (Sans elle).

Nathalie Baye y tient la vedette en ex-flic entêtée qui fait tout son possible (plus ou moins légalement) pour retrouver sa fille trentenaire (l’actrice et réalisatrice Maïwenn), elle aussi dans les forces de l’ordre, disparue dans les galeries souterraines de la Ville Lumière durant une opération policière pendant laquelle elle a désobéi aux ordres.

La mère têtue et pourvue d’une intuition presque magique est assistée dans ses recherches par le mollasson partenaire de travail de la disparue (Malik Zidi, crédible), dont on devine qu’il est amoureux. Les indices les mènent toujours plus creux sous terre, là où des gens malveillants semblent se livrer à des activités pas propres du tout. C’est là que le suspense policier, qui flirte avec l’horreur, donne des signes de dérapage et que les défauts de scénarisation (et, avouons-le, de jeu, parfois gros, de la vedette principale) surgissent de cette production léchée, à la direction artistique soignée et à la photo somptueuse.

Cela dit, si on n’est pas trop regardant sur les détails et qu’on cherche simplement à se divertir, cette « nuit » un peu longue s’avère fort divertissante. À noter que les épisodes sont diffusés par paire.

Nox

Canal+ International, lundi, dès 20 h