Sur vos écrans: rédemptions, attirances et rigolades

L’animateur retrouve des itinérants jeunes et moins jeunes dont la vie a beaucoup changé depuis qu’ils ont participé à l’émission.
Photo: Moi & cie L’animateur retrouve des itinérants jeunes et moins jeunes dont la vie a beaucoup changé depuis qu’ils ont participé à l’émission.

S’en sortir, ou pas

 

La série documentaire Face à la rue a non seulement changé la perception de « chaîne de madame » qui collait à Moi et cie, elle a surtout permis à bien des téléspectateurs de perdre bien des préjugés à l’égard de l’itinérance et de ceux et celles qui la vivent au quotidien. L’équipe de production et l’animateur Jean-Marie Lapointe ont réussi en deux saisons à aborder avec beaucoup d’humanité et de délicatesse des enjeux inhérents à cette problématique complexe à travers des rencontres authentiques et respectueuses avec des personnes qui vivent dans la rue.

Cette édition spéciale se veut un bilan plutôt positif de cette expérience télévisuelle pas banale. L’animateur retrouve des itinérants jeunes et moins jeunes dont la vie a beaucoup changé depuis qu’ils ont participé à l’émission. La plupart d’entre eux ont réussi à sortir de la rue et ils se construisent aujourd’hui des existences plus lumineuses. C’est toutefois l’histoire d’une participante qui n’a pas réussi à s’extirper du cercle vicieux de la toxicomanie de façon durable qui est sans doute la plus émouvante et malheureusement la plus représentative de la réalité…


Face à la rue : que sont-ils devenus ?
Moi et cie, mercredi, 19 h 30
 

Attirance à distance

 

L’hybristophilie, ça vous dit quelque chose ? C’est la première chose que l’on apprend dans ce documentaire : il s’agit de l’attirance éprouvée pour des personnes qui ont commis des crimes, parfois très violents, une paraphilie qui serait habituellement plus fréquente chez les femmes. Ce film de Danic Champoux (Mom et moi, Séances) donne la parole à des femmes qui ont entretenu des relations épistolaires puis bien réelles avec des criminels emprisonnés, allant parfois même jusqu’au mariage, à une entremetteuse pour les détenus canadiens, à un psychiatre et à un spécialiste des tueurs en série afin de comprendre un peu mieux les mécanismes de ce penchant singulier.


Mon amour, ma prison
Investigation, lundi, 22 h
 

Fête des diplômés

 

Enregistré au printemps dernier, ce gala-bénéfice soulignant les 30 ans de l’école qui forme les comiques québécois offre une affiche très bien garnie, qui réunit une trentaine de diplômés : des très connus (Patrick Huard, Martin Matte, Jean-Michel Anctil) et des « émergents » mais plus pour longtemps (Rosalie Vaillancourt, Les Grandes Crues, Mehdi Bousaidan, notre photo).


Le Gala des 30 ans de l’École nationale de l’humour
Radio-Canada, mardi, 20 h

Le visionnement en continu de la semaine

Après la désastreuse série Marseille, un drame politique qui avait le vilain défaut de nous faire rigoler, la nouvelle production originale française du géant Netflix penche cette fois du côté de la comédie romantique, un genre où les clichés rassurants sont souvent un gage de succès. Plan cœ​ur raconte les tractations des amies d’une éternelle célibataire qui essaient de lui redonner confiance en engageant à son insu une escorte masculine pour lui faire la cour. On peut aisément deviner le reste.

Plan cœur
Netflix, dès vendredi

Le livre de la jungle pour les «grands»

L’acteur et réalisateur Andy Serkis (Gollum du Seigneur des anneaux) propose une nouvelle adaptation du classique Le livre de la jungle plus fidèle à l’œuvre de Rudyard Kipling, donc vraiment pas destinée aux tout-petits. Tourné en prises de vue réelles et en captures de mouvement, le film, qui devait d’abord sortir en salle en 2016 puis en 2017 sous la houlette de Warner Bros, a été récupéré par le géant du streaming et profitera seulement d’une sortie dans quelques salles. Au générique, le réalisateur, qui prête sa voix à l’ours Baloo, et Benedict Cumberbatch, qui incarne le terrifiant tigre Shere Khan…

Mowgli. La légende de la jungle
Netflix, dès vendredi

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