«La malédiction de Jonathan Plourde»: amour fatal

Cet étrange mélange, qui désamorce la charge tragique de l’histoire grâce à des ruptures de ton constantes auxquelles s’accorde le jeu des acteurs, s’avère plutôt agréable à écouter, sans pour autant en faire un chef-d’oeuvre.
Photo: Super Écran Cet étrange mélange, qui désamorce la charge tragique de l’histoire grâce à des ruptures de ton constantes auxquelles s’accorde le jeu des acteurs, s’avère plutôt agréable à écouter, sans pour autant en faire un chef-d’oeuvre.

Déjà « veuf » quatre fois avant d’avoir atteint le quart de siècle, le pauvre Jonathan Plourde est très malchanceux en amour. Trop. Après le décès tragique de ses deux dernières amoureuses encore toutes neuves (à peine quelques semaines de fréquentation), ce designer outaouais dans la jeune vingtaine (Félix-Antoine Duval, juste sur tous les tons…), qui intéresse de plus en plus un policier insistant, réalise que toutes les filles et femmes qui ont été amoureuses de lui sont décédées dans des circonstances plus ou moins troubles.

Pour éviter qu’il n’arrive la même chose à une nouvelle collègue qui semble vouloir s’enticher de lui, ce héros inquiet et désespéré de sa situation ne voit pas tellement d’autres options que de s’en remettre aux sciences occultes. Celles que lui fait miroiter une collègue discrète et étrange, mais aussi celles qui guident les conseils pas toujours judicieux de son bon ami et collègue Nic (Simon Lacroix, la caution comique du récit) pour comprendre la « malédiction » dont il est victime.

Cette minisérie en six épisodes imaginée et coscénarisée par le réalisateur Stéphane Lapointe (Tout sur moi, Faits divers), qui a partagé le travail d’écriture avec Marie-Sissi Labrèche, Pierre-Marc Drouin et Philip Rodrigue, navigue dans les eaux troubles du fantastique et de l’horreur, le tout agrémenté de bonnes doses d’humour parfois potache et de poncifs de la romance moderne. Cet étrange mélange, qui désamorce la charge tragique de l’histoire, grâce à des ruptures de ton constantes, auxquelles s’accorde le jeu des acteurs, s’avère plutôt agréable à écouter, sans pour autant en faire un chef-d’oeuvre. À classer dans la catégorie « Donnons-lui une chance ».

La malédiction de Jonathan Plourde

Super Écran, lundi, 21 h