Sur vos écrans: 40 ans et toutes ses dents?

En filigrane de cette comédie familiale et sociale aux accents loufoques et nostalgiques, la question raciale est abordée avec délicatesse et un humour de circonstance.
Photo: CBC En filigrane de cette comédie familiale et sociale aux accents loufoques et nostalgiques, la question raciale est abordée avec délicatesse et un humour de circonstance.

C’est fête ?

 

 

L’ADISQ célèbre dimanche soir ses 40 ans, sur fond de crise où les « gros joueurs » de la diffusion en ligne laissent très peu de miettes aux artistes. L’appel lancé cette semaine par les dirigeants passés et actuel de l’association aux gouvernements, pour qu’ils interviennent auprès des Spotify et consorts afin que les créateurs d’ici obtiennent leur juste part du gâteau, sera sans doute évoqué par le maître de cérémonie, le toujours aussi efficace Louis-José Houde. Ce dernier est à la barre de cette fête de la musique pour une 13e fois consécutive. Trois jeunes loups, une ancienne révélation (Philippe Brach) et deux artistes qui pourraient le devenir (Loud et Hubert Lenoir) dominent la course aux Félix, avec le « vétéran » Pierre Lapointe. Ces derniers (à l’exception de Brach) participeront à des numéros musicaux, tout comme Lydia Képinski, Tire le coyote, Isabelle Boulay et Galaxie.
 

Le 40e gala de l’ADISQ
Radio-Canada, dimanche, 20h

 
 

Enquêtes d’un curé de campagne

 

 

Cette série britannique, une adaptation d’une série de nouvelles policières menées par un jeune vicaire et un inspecteur un peu bourru dans un village non loin de Cambridge au début des années 1950, ne brille pas par son originalité… Mais il est tout de même difficile de résister au charme de son personnage principal, Sidney Chambers, un jeune vicaire, interprété avec toute la superbe qu’il faut par James Norton (McMafia, Happy Valley), qui se retrouve au coeur d’une enquête sur la mort suspecte d’un « suicidé » dont il a célébré les funérailles. Son intuition, et surtout sa curiosité, l’incite à se retrouver dans les pattes de Geordie Keating, le policier râleur chargé de l’enquête. Ce coup de main non désiré s’avère tellement utile que l’enquêteur fera équipe à nouveau avec le jeune curé sur d’autres cas de meurtre, qui sont la trame principale des 19 épisodes.

 

Grantchester
Artv, jeudi, 21h, deux épisodes en rafale

 
 

Comédie autobiographique

 

 

L’acteur Idriss Elba (Luther, The Wire) s’est inspiré de son enfance pour créer cette comédie de situation qui raconte les aventures de la famille Easmon — Walter (Elba), Agnès et leur fils préado Akuna — et de son entourage dans une banlieue ouvrière et multiethnique londonienne au coeur des années 1980. Le quotidien de ces immigrants de longue date originaires de la Sierra Leone est chamboulé par l’arrivée de Valentin, le frère de Walter, DJ à ses heures et noceur impénitent. En filigrane de cette comédie familiale et sociale aux accents loufoques et nostalgiques, la question raciale est abordée avec délicatesse et un humour de circonstance.

In the Long Run
CBC, mardi, 21h30

Homecoming

Julia Roberts tient son premier grand rôle au petit écran dans ce thriller psychologique inspiré d’un balado éponyme. Dans cette série réalisée par Sam Esmail, le créateur de Mr. Robot, l’ex-reine de la comédie romantique américaine incarne une ancienne assistante sociale pour un organisme aidant les soldats à réintégrer la vie « civile » qui est forcée de revenir sur les circonstances troubles qui l’ont menée à quitter cet emploi. Sissy Spacek, Bobby Carnavale et Dermot Mulroney sont également de la distribution.
 

Homecoming
Amazon Prime Video, vendredi


Le crépuscule d’Orson

En supplément à la sortie de l’ultime opus d’Orson Welles, De l’autre côté du vent, terminé sous la houlette du géant du Web, ce documentaire raconte la dernière quinzaine d’années de la vie de cette légende du cinéma américain, dont l’étoile avait passablement pâli à l’époque où il s’est lancé dans ce projet qu’il n’arriva pas à terminer.

They’ll Love Me When I’m Dead
Netflix, dès vendredi