«Little Women»: petites femmes fortes

L’ensemble est compétent et même fort bien livré, mais un peu trop sage.
Photo: PBS L’ensemble est compétent et même fort bien livré, mais un peu trop sage.

Little Women (Les quatre filles du docteur March dans sa version française) reste, plus de 150 ans après sa première parution, un roman jeunesse que l’on souhaite mettre dans les mains de jeunes filles. Cette histoire de soeurs qui prennent leur existence à bras-le-corps dans la Nouvelle-Angleterre de la guerre de Sécession et les années qui suivent a de quoi inspirer les futures jeunes femmes en fleur.

Cette énième adaptation à l’écran du classique a la particularité d’être signée par une Britannique, Heidi Thomas, qui est également la scénariste de la série historique Call the Midwife (SOS Sage-femme en français), une autre oeuvre qui met en lumière le destin de femmes de tête.

Cette minisérie s’avère tout à fait fidèle à l’oeuvre dont elle est inspirée et se révèle souvent très réaliste lorsqu’elle montre la misère des moins nantis qui entourent cette famille privilégiée mais pas fortunée et les terribles conséquences de la guerre. La distribution quatre étoiles, dominée par Emily Watson, superbe en Marmie « courage », et par la jeune Maya Hawke (fille d’Ethan Hawke et d’Uma Thurman), très inspirée en créative et impétueuse Jo, rend justice aux personnages archiconnus. Il manque tout de même quelque chose, un brin de douce folie, de fantaisie, qui illumine le roman. L’ensemble est compétent et même fort bien livré, mais un peu trop sage. Comme si la fougue poétique du personnage central n’avait pas réussi à traverser l’écran.

Reste que les admirateurs du livre devraient donner une chance à cette nouvelle mouture, ne serait-ce que pour renouer avec cet univers qui donne espoir dans la détermination des jeunes femmes en devenir.

Little Women

PBS, les dimanches 13 et 20 mai, 20 h