«Jacques Mayol, l’homme dauphin» — il était la mer

Il se dégage de ce portrait l’impression d’un homme ordinaire aux capacités respiratoires extraordinaires.
Photo: Canal D Il se dégage de ce portrait l’impression d’un homme ordinaire aux capacités respiratoires extraordinaires.

« Je ne vois pas la mer comme une frontière à conquérir, un nouveau territoire à exploiter. Je la vois comme l’élément premier. Je suis la mer. »

C’est sur cette citation de Jacques Mayol, extraite de son autobiographie Homo delphinus, que se termine ce très beau documentaire de Lefteris Charitos, qui résume assez bien l’homme d’eau qu’était Jacques Mayol. Ce champion de plongée en apnée, amoureux de la nature et tout particulièrement de l’environnement marin, s’est surtout fait connaître grâce au film de Luc Besson Le grand bleu, dont on célébrera les 30 ans en 2018.

Le moins que l’on puisse dire, à l’écoute de ce portrait tout en nuances et jamais complaisant, narré à la première personne par l’acteur Jean-Marc Barr (qui incarnait son rôle dans Le grand bleu), c’est que le vrai Mayol n’a pas grand-chose à voir avec celui créé par le cinéaste dans le film à succès.

Les nombreux témoignages de collègues plongeurs en apnée, d’amis de longue date et de sa fille nous montrent un homme qui ne s’intéressait pas tellement à la compétition, mais qui cherchait simplement à se dépasser, tout en ne faisant qu’un avec son élément favori. Les fascinantes images d’archives où on le voit échanger avec des dauphins, dont sa préférée prénommée Clown, qui a à ses dires « changé sa vie », ou encore celles où on le voit, nageant tranquillement entre deux baleines en pleine parade amoureuse. Il se dégage de ce portrait l’impression d’un homme ordinaire aux capacités respiratoires extraordinaires, rarement plus heureux que quelques mètres sous l’eau, dans « l’élément premier ».

Sur le radar: Toute bonne chose a une fin…

C’est ce que l’auteure de Mémoires vives, Chantal Cadieux, s’est sans doute dit en annonçant en janvier dernier la conclusion de son téléroman dramatique, qui a pris des accents de polar depuis l’an dernier. C’en est terminé des battues et des intrigues d’enlèvement qui faisaient le plaisir des nombreux fidèles, et de ceux qui avaient adopté l’émission pour en faire un rendez-vous de beuverie ludique…

Mémoires vives
Radio-Canada, mardi, 21 h

Jacques Mayol, l’homme-dauphin

Canal D, jeudi, 22 h, en rediffusion, dimanche 3 décembre, 21 h