À voir le mardi 21 janvier - Objectif, confondre les sceptiques

Le yoga a la cote en Occident depuis quelques décennies déjà, mais l’engouement s’est intensifié depuis une dizaine d’années. Du moins, c’est ce que laisse croire la présence accrue de petits tapis fabriqués à cet usage accrochés au dos des passants dans les rues des grandes villes. Il y a donc les adeptes, mais aussi les sceptiques, ceux qui voient dans cet engouement une mode «sportive» comme une autre ou une forme d’endoctrinement qui rappelle celui de certaines sectes religieuses.

 

Le cinéaste québécois Carlos Ferrand faisait plutôt partie du deuxième groupe avant de tourner Planète yoga, un film de commande de Radio-Canada. Il avait déjà essayé de s’initier au yoga, sans grand succès. Mais, comme il l’explique dans l’introduction du documentaire, «ses fameuses promesses de souplesse et de paix [l’]intriguent». C’est ainsi qu’il s’est promené avec sa caméra et ses préjugés défavorables à la rencontre de nouveaux initiés, d’adeptes de longue date, de professeurs, de yogis établis sur trois continents.

 

Les intervenants que Ferrand a dénichés sauront sans doute convaincre quelques sceptiques, certains par leurs explications des bienfaits du yoga, d’autres par le récit de leur destin complètement transformé par cette discipline, et d’autres encore tout simplement par la sérénité authentique qu’ils dégagent.

 

Celui qui convainc le documentariste de se remettre au yoga vit à Montréal. Il s’agit du docteur Bali, un professeur de 87 ans fort apprécié, qui offre entre autres des cours aux femmes qui se remettent d’un cancer du sein. Les témoignages de certaines d’entre elles sont d’ailleurs fort touchants. Tout aussi émouvant et surtout impressionnant est le récit d’une professeure de yoga devenue tétraplégique qui a réussi, grâce à son objet d’enseignement, à regagner une grande mobilité et à reprendre le travail.

 

Ces histoires, bien que jamais appuyées par des «preuves», démontrent les bienfaits de la pratique du yoga. Si ce film-plaidoyer n’arrive pas à convaincre les plus réticents des vertus de cette discipline, ceux-ci auront tout de même appris, à travers un segment particulièrement amusant et coloré, comment cette philosophie indienne a été introduite au Québec par celui qu’on connaît surtout pour avoir été le yogi des Beatles, le pas frileux Swami Vishnu Devananda...

 

Suite demain, même heure, même chaîne.