Aubert Pallascio n’est plus

Aubert Pallascio avec la comédienne Nathalie Gascon dans la pièce «Le désir sous les ormes», d’Eugene O’Neill, dans une mise en scène de Martine Beaulne, produite par le Théâtre populaire du Québec en mars 1993
Photo: Robert Etcheverry Aubert Pallascio avec la comédienne Nathalie Gascon dans la pièce «Le désir sous les ormes», d’Eugene O’Neill, dans une mise en scène de Martine Beaulne, produite par le Théâtre populaire du Québec en mars 1993

Le comédien Aubert Pallascio est décédé le dimanche 5 juillet des suites d’un cancer, a annoncé par voie de communiqué sa sœur Marcelle. Il était âgé de 82 ans.

Né le 19 août 1937, formé au Conservatoire d’art dramatique de Paris, l’acteur québécois s’est illustré autant sur les planches que devant la caméra durant ses 60 ans de carrière. Après avoir été stagiaire à la Comédie-Française, il est rentré au Québec, où on l’a vu tant au petit qu’au grand écran.

Au cours des années, il aura joué dans près de 80 productions, notamment au Théâtre du Nouveau Monde, au Quat’Sous, au Rideau-Vert, au Trident, au théâtre Denise-Pelletier…

M. Pallascio a également doublé Morgan Freeman dans 14 films, dont Million Dollar Baby et Batman Begins.

En 1995, sa prestation dans Liste noire, premier long métrage de Jean-Marc Vallée, lui a valu d’être nommé aux prix Génie.

Un an plus tard, son rôle dans Les Feluettes (Lilies), de John Greyson, a également été remarqué.

Michel Marc Bouchard s’est d’ailleurs souvenu de ce tournage durant lequel il a côtoyé l’acteur, « profondément talentueux, chaleureux et charmant ». « Il nous a offert une performance dont le souvenir restera impérissable », a écrit le dramaturge sous l’hommage de Marcelle Pallascio.

Danny Gilmore, qui a partagé l’écran avec M. Pallascio dans Les Feluettes, a rendu hommage à son « complice ». « Chaque fois qu’on se croisait, c’était comme rencontrer un vieil ami », a noté le comédien.

Des hommages d’artistes de toutes les générations ont en outre défilé sous ce texte. Normand D’Amour a salué ce « grand homme ».

Martine Beaulne, qui l’avait dirigé dans L’arbre des tropiques, de Mishima, et Jacques et son maître, de Kundera, a évoqué tout le plaisir qu’elle avait eu à travailler avec ce « gars de gang », ce « passionné du théâtre ».

Josée Deschênes a quant à elle souligné la gentillesse et l’attention de celui qui fut son camarade de plateau dans L’auberge du chien noir.

Carole Laure a dit sa peine d’apprendre le décès de cet homme « merveilleux ».

Luc De Larochellière a également rappelé à quel point le comédien avait été aimé, et ce, « depuis longtemps ».

Dans les dernières années, les téléspectateurs ont pu voir Aubert Pallascio notamment sur les ondes de Radio-Canada dans les téléromans Providence et Unité 9. En 2005, il a été de la création de Jouliks, de Marie-Christine Lê-Huu, au Centre du Théâtre d’Aujourd’hui.

Le public pourra offrir ses condoléances à la famille les 18 et 19 juillet, de 13 h 30 à 16 h 30, au salon funéraire Memoria situé au 1111, avenue Laurier Ouest, à Outremont. (Le port du masque sera obligatoire.)

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