Le Gala Québec Cinéma change son mode de scrutin

De gauche à droite: Patrick Roy, Ségolène Roederer et Gabriel Pelletier
Photo: Valérian Mazataud Le Devoir De gauche à droite: Patrick Roy, Ségolène Roederer et Gabriel Pelletier

Le Gala Québec Cinéma révise son mode de fonctionnement pour permettre aux membres de l’industrie de voter dès le premier tour pour les finalistes aux prix Iris. Le jury du Gala Québec Cinéma remettra également pour la première fois un Iris du meilleur premier film, lors de la tenue du Gala annuel en juin prochain.

C’est ce qu’ont annoncé lundi les organisateurs du Gala, dont les prix ont changé de nom en 2017 dans la foulée du scandale entourant le défunt cinéaste Claude Jutra. Les trophées s’appellent désormais des Iris plutôt que des Jutra. Toujours en 2017, le gala a changé de date, et est désormais diffusé en juin plutôt qu’en mars. On a ajouté de nouvelles catégories à la remise de prix, celui de la révélation de l’année, des meilleurs effets visuels, de la meilleure distribution de rôles, du meilleur montage de film documentaire et de la meilleure direction de photographie de film documentaire. On crée le prix du public, par lequel le public est invité à choisir son film préféré parmi les cinq films ayant enregistré le plus d’entrées dans les salles du Québec. En 2018, un Iris est aussi ajouté pour récompenser le meilleur son du film documentaire. Les remises de prix ont aussi été réparties sur deux soirées, dont le Gala Artisan. En tout, 26 Iris seront remis lors de ces soirées.

Favoriser la représentativité

En modifiant le système de vote, les organisateurs du Gala espèrent offrir une sélection de finalistes plus représentative de la diversité québécoise.

Cette année, les 7700 membres votants des associations de l’industrie pèseront pour la moitié des votes dès le premier tour tandis que les 33 membres des jurys pèseront pour l’autre moitié.

Les membres votants participeront par ailleurs, comme à l’habitude, à la sélection des lauréats. Cependant, le nouvel Iris du meilleur premier film sera uniquement décerné par jury, et il n’y aura pas de finalistes. Il récompensera l’auteur d’un premier long métrage de fiction.

Lundi, la directrice générale du Gala Québec Cinéma, Ségolène Roederer, disait que l’objectif du Gala Québec Cinéma était double. « On a envie d’aller vers une plus grande représentativité des films en permettant au milieu de s’engager dès le début du choix des finalistes », dit-elle. Le gala veut également « rejoindre un public plus large ». « Parce que l’objectif, c’est vraiment de proposer une belle fête du cinéma. »

Mme Roederer se réjouissait du fait que le public de ces galas était en croissance. L’an dernier, dit-elle, le gala a enregistré des cotes d’écoute en hausse de 25 %, avec 749 000 téléspectateurs.

Le Sprint Gala, qui permet au public de voir les films finalistes, a quant à lui généré en 2017 400 000 visionnements. Dans le cadre de ce sprint, instauré en 2016, le public a 72 heures pour voir les films finalistes du meilleur long métrage de fiction, du meilleur documentaire et du meilleur court métrage de fiction et d’animation.

Pour être admis à la sélection, les films québécois doivent être sortis au moins sept jours consécutifs dans une salle commerciale, entre le 3 mars 2018 et le 1er mars 2019.

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