Sur le radar: renouer avec Jana Sterbak

«Planétarium (Montserrat)», Jana Sterbak, 2000-2003
Photo: Denis Labelle, MA - Musée d'art «Planétarium (Montserrat)», Jana Sterbak, 2000-2003
Femme forte de l’art conceptuel québécois qui a émergé dans les années 1980, Jana Sterbak a eu sa part de reconnaissance en Europe. Plusieurs rétrospectives l’ont saluée, alors qu’au Canada, la dernière remonte à… 1991. Ça datait, mais voilà qu’un jeune musée d’Abitibi joue cet été son meilleur coup et consacre à Sterbak sa plus grande expo.

Au MA, musée d’art (l’ex-Centre d’exposition de Rouyn-Noranda), une trentaine d’œuvres ont été réunies, dont plusieurs pièces clés d’une pratique axée sur la matière, le corps féminin et les jeux d’échelle et de poids. Vêtements, prothèses, machines ont souvent habillé ses idées. Non sans bousculer ni sans faire réfléchir, à l’exemple de Mask (2015), fringue tricotée digne d’une burqa. En ces jours de débat sur l’appropriation, l’œuvre a plus d’une résonance.

Depuis son association en 2012 avec la galerie montréalaise Laroche/Joncas, Jana Sterbak a certes une présence plus forte chez elle. Ça s’est notamment traduit par le prix Borduas qu’elle a récolté en 2017 et pour lequel le MA, déjà, avait défendu sa candidature.

Jana Sterbak à Rouyn-Noranda

Au MA, musée d’art, 201, avenue Dallaire (Rouyn-Noranda), jusqu’au 9 septembre.