Les flâneurs

Photo: Le Devoir


 


Louise-Maude Rioux Soucy


 
 

Chez vous, chez moi

Le regard pénétrant que pose Ève Lamont sur le monde est souvent chargé socialement, tout en restant indécrottablement humain. La cinéaste de Squat, Pas de pays sans paysans et Le chantier des possibles s’attarde cette fois à l’intimité d’un microcosme bien de chez nous, la coopérative d’habitation. La coop de ma mère donne à voir et à entendre une quarantaine de beaux humains dépareillés unis par un projet de vie commun qui, pour le voir fleurir, doit cultiver le meilleur de chacun. Une attendrissante leçon de vivre-ensemble à attraper cette semaine à la Cinémathèque québécoise.



Alexandre Shields


 
 

Quand la ville mange la terre

Il est de bon ton de parler d’autonomie alimentaire, un terme qui a gagné en popularité avec la pandémie. Ce dont on parle trop peu, c’est du fait que les terres agricoles du Québec, particulièrement riches, continuent de reculer pour faire place à l’étalement urbain. La logique spéculative de certains promoteurs pousse d’ailleurs des agriculteurs dans leurs derniers retranchements, avec l’aval des élus. Le documentaire Québec, terre d’asphalte en fait clairement la démonstration. À voir ce samedi, 22 h 30, sur ICI Radio-Canada Télé.



Odile Tremblay


 
 

Le démon du sport

Comment de jeunes ouvrières nippones des années 1950 sous la férule d’un entraîneur impitoyable, à peu près privées de sommeil, sont-elles devenues des légendes vivantes, championnes du monde en volleyball, médaillées d’or aux JO de Tokyo en 1964 ? Le documentaire Les sorcières de l’Orient, de Julien Faraut, montre la souffrance infinie derrière leur succès, comme la connivence des anciennes héroïnes nationales en leur âge mûr. Des interviews s’entrelacent avec les mangas tirés de leurs exploits. L’excellente mise en scène de fantaisie ne peut dédramatiser le calvaire vécu par ces spartiates féminines.



 
Manon Dumais


 
 

Anne avec un e

Best-seller traduit en 40 langues, Anne… La maison aux pignons verts, de la Canadienne Lucy Maud Montgomery (1874-1942), paraissait en français pour la première fois à l’automne 1986 chez Québec Amérique dans une traduction d’Henri-Dominique Paratte. « Grâce à elle, j’ai appris que j’avais le droit de rêver même si j’étais une fille et que je pouvais avoir une carrière », écrit l’historienne Evelyne Ferron dans l’édition spéciale célébrant, quelque 400 000 exemplaires plus tard, les 35 ans de la version québécoise du premier tome des aventures de la rouquine orpheline d’Avonlea.


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