Les flâneuses

Illustration: Le Devoir
Louise-Maude Rioux Soucy

Une comète nommée Tove

Pour qui connaît les délicieux Moumines, sympathiques trolls blancs et ventrus aux allures d’hippopotames inventés par Tove Jansson, ce biopic de haute tenue, solaire et beau, est un plaisir à déballer, merci à la cinéaste Zaida Bergroth qui a su saisir l’essence de cet esprit libre. Pour ceux qui ont le malheur d’avoir grandi en marge du phénomène finlandais, Tove recèle beaucoup de charme, au premier chef celui de l’irrésistible actrice Alma Pöysti, qui donne un supplément d’âme à cette singulière écrivaine, peintre, illustratrice et bédéiste devenue icône. À découvrir en salle.


Odile Tremblay

La tournée des adieux

Après son triomphe aux César, Adieu les cons, d’Albert Dupontel, est une bonne façon de renouer avec les salles, si ce n’est déjà fait. Grâce au grain de folie, à l’hommage à la dissidence, au couple d’antihéros Dupontel/Virginie Efira partis en guerre contre la nuée des imbéciles pullulant en France comme partout. Le mélange des genres se révèle délicieux malgré un côté mélodramatique parfois appuyé. À voir pour la satire sociale, l’humour absurde et une finale sans concession qui fera peur à ceux qui sont dénoncés dans le titre.


Amélie Gaudreau

En attendant le retour du roi…

On apprenait cette semaine que la suite des aventures du roi Arthur imaginées par Alexandre Astier dans sa géniale série comique Kaamelott arriverait sur nos grands écrans le 23 juillet, à quelques jours de la sortie en France. Voilà une bien belle occasion de se replonger dans les six saisons de cette relecture, d’abord hilarante puis plus dramatique, de la légende arthurienne, disponibles sur la chaîne YouTube de la série et sur iTunes. Ce succès des années 2000, autant dans l’Hexagone qu’ici, a plutôt bien vieilli et laisse espérer un retour réussi.


Manon Dumais

Un gentleman torturé

Né Archibald Alexander Leach, à Bristol, Cary Grant (1904-1986) a vécu une enfance malheureuse. Acteur hollywoodien parmi les plus adulés, notamment grâce aux quatre films qu’il tourna sous la direction d’Alfred Hitchcock, dont l’inoubliable La mort aux trousses, et à des comédies sentimentales où il avait pour partenaires Doris Day, Katharine Hepburn ou Audrey Hepburn, l’Anglais au charme ravageur fut un mari exécrable. Dans Être Cary Grant (Gallimard), essai biographique, Martine Reid s’intéresse au personnage que l’homme tourmenté s’est créé de toutes pièces pour incarner le rêve américain.