Faire le plein de nature, de culture et de beauté

Mélanie Gagné
Collaboration spéciale
Avec son exposition  En compagnie des arbres,  le Jardin botanique invite  les promeneurs à se questionner sur la place des arbres dans la nature.
Andrey Garbuzar Avec son exposition En compagnie des arbres, le Jardin botanique invite les promeneurs à se questionner sur la place des arbres dans la nature.

Ce texte fait partie du cahier spécial Été des musées

En cette période où nous avons bien besoin d’émerveillement, la science, la nature et la beauté se côtoient dans de multiples spectacles, expositions et activités proposés cet été par les musées scientifiques de la Communauté métropolitaine de Montréal.

« On s’ennuie tellement de nos visiteurs ! » confie Laurence Desrosiers-Guité, cheffe de division des programmes publics et éducatifs au Planétarium, où il sera de nouveau possible, cet été, de contempler La naissance de la planète Terre.« Ce spectacle est magnifique ! Il explique comment la Terre est devenue une planète apte à entretenir la vie », explique-t-elle. À l’aide de simulations immersives, les spectateurs découvrent l’histoire de la belle bleue et se questionnent sur de possibles autres mondes semblables au nôtre. Les classiques Continuum, sur les beautés de l’espace, et Aurōrae, sur les aurores boréales, seront également à l’affiche.

Les jeunes de 4 à 10 ans aimeront quant à eux Polaris, une rencontre entre un manchot et un ours sur une banquise arctique, ainsi que Lucia et le secret des étoiles filantes. « C’est de l’animation. Dans le volet 2, on a un personnage scientifique féminin. C’est important pour nous de promouvoir les femmes en science. » Le nouveau système de projection du Planétarium rendra l’expérience encore plus riche.

Les visiteurs du Planétarium seront aussi conviés à des activités d’observation du ciel. Pendant la belle saison, le jeudi, le vendredi et le samedi soir de 18 h à 21 h 30, lorsque le ciel sera dégagé, les télescopes de l’établissement seront placés à l’extérieur pour en faire profiter le public. « Les gens pourront observer la Lune et certaines planètes qui sont vraiment brillantes. C’est une bonne intro quand on n’a jamais utilisé un télescope. On apprend et, après, on peut reproduire l’expérience à la campagne. »

Du 10 au 13 août, lors des Perséides, les animateurs du Planétarium se rendront au Jardin botanique pour y présenter une activité d’observation. Dans le superbe décor du Jardin, les participants se sentiront comme à la campagne. Confortablement installés sur ou sous une couverture, ils se feront décrire et expliquer ce qu’ils admireront dans le ciel.

Autre nouveauté : la collection de météorites du Planétarium. Il s’agit de la plus grande de la province. L’exposition Pleins feux sur nos météorites ! comporte une centaine de météorites uniques, dont certaines sont tombées au Québec.

Balade au Jardin

Le Jardin botanique de Montréal vous invite tout d’abord à enrichir votre jardin à la maison, en vous procurant des plantes au Petit Rendez-vous horticole, qui se tient du 28 au 30 mai.

À la Maison Frédéric-Back, les promeneurs pourront songer aux arbres et à leur place dans la nature. Et si les arbres étaient des êtres sociaux ? C’est l’une des réflexions proposées par l’exposition En compagnie des arbres, explique Martine Bernier, cheffe de division, programmes publics et éducatifs, au Jardin botanique de Montréal. « Les nouvelles avancées de la science nous permettent de voir plus l’arbre comme un être social. On aborde comment les arbres entrent en relation avec les autres habitants de la forêt, les réseaux de communication qu’ils ont entre eux, la relation entre les arbres et les êtres humains. »

Au Jardin des Premières-Nations, Mme Bernier affirme que les visiteurs seront touchés par l’exposition Kuugaaluk, sur la trace de nos ancêtres, conçue par l’anthropologue et spécialiste de l’Arctique inuite Lisa Qiluqqi Koperqualuk. Il s’agit d’un parcours photographique sur le thème de l’attachement au territoire, de la mémoire. On y découvre les photos de l’artiste prises à Kuugaaluk, au Nunavik, en 2018. Elle a suivi les traces de Jacques Rousseau, ancien directeur du Jardin botanique, qui a parcouru, en 1948, ce territoire traditionnel maintenant déserté. Le voyage de Lisa, avec d’autres Inuits, leur a permis de se reconnecter avec leurs racines.

Des poules Chanteclerc vont aussi accueillir les familles cet été au jardin. Ce décor fermier fera émerger de belles discussions au sujet de l’agriculture urbaine et de ses enjeux.

Nouveaux espaces au Biodôme

Le Biodôme dévoile quant à lui un nouveau décor… Étienne Laurence, chef de division des programmes publics et éducatifs au Biodôme, en est fier. « On a mis en place de nouvelles installations. On a recréé la nature sous un dôme. Ce bâtiment est magnifique ! C’est l’ancien vélodrome. Le Biodôme s’est repositionné pour amener les gens à être davantage conscients de leur rôle dans la nature. On a individuellement et collectivement un pouvoir, un impact quand vient le temps de parler d’espèces qui sont menacées pour toutes sortes de raisons. »

L’exposition La bio-machine donnera la chance au public de découvrir les parties cachées du Biodôme. Pour recréer fidèlement la nature dans un musée, il faut beaucoup de travail méticuleux. « La bio-machine fait voir le Biodôme par les yeux de nos employés qui s’occupent de maintenir les conditions qui assurent le bien-être de nos animaux. On a demandé la collaboration de nos techniciens en soins animaliers, des horticulteurs, etc. On peut voir, par exemple, ce qui est fait dans les bassins pour maintenir la qualité de l’eau, des instruments, etc. »

Près de 2500 animaux d’un peu plus de 200 espèces vivent au Biodôme. Le ouistiti commun y est de retour. La faune est entourée de plusieurs centaines d’espèces de végétaux. Pour tirer le maximum de leur visite, M. Laurence propose aux visiteurs de télécharger à l’avance l’application du Biodôme, afin de savoir quelles espèces pourront être observées sur place.

Près de chez vous

Espace pour la vie se rendra aussi chez les gens cet été, du 24 juin à la fête du Travail, en visitant 66 parcs de la Communauté métropolitaine de Montréal. « On veut faire voir les éléments de la biodiversité qui sont autour de nous et dont on n’a pas toujours conscience. On ouvre la porte à l’émerveillement, à la curiosité. On veut donner l’envie au public de protéger cette biodiversité. Ça fait le pont entre les différents musées d’Espace pour la vie », fait valoir Laurence Desrosiers-Guité.

Centre des sciences

L’équipe du Centre des sciences de Montréal a très hâte de recevoir de nouveau de la visite. Si la date de réouverture n’est toujours pas connue, le musée espère pouvoir présenter cet été cinq expositions, dont trois nouveautés. L’exposition Explore permettra de découvrir les grands principes scientifiques et technologiques, axés sur la pensée critique, la résolution de problèmes, la créativité, l’innovation et la communication. L’exposition Mini Mondo, destinée aux petits curieux de 7 ans et moins, propose un univers fascinant et interactif où les enfants partent à la découverte de leur environnement. Ils obtiendront des réponses à des questions comme « Qui vit dans la rivière ? ». Quant à l’exposition Copernicus,elle dévoilera de splendides images satellites du Canada et de l’Europe, captées par les acteurs du programme d’observation de la Terre Copernicus.

Zoo Ecomuseum

Photo: Zoo ecomuseum Cet été, au Zoo Ecomuseum de Sainte-Anne-de-Bellevue, des animateurs présenteront les animaux.

« De notre côté, il y aura simplement la visite des animaux cet été », annonce Émilie Sénécal, directrice des communications du Zoo Ecomuseum de Sainte-Anne-de-Bellevue. « Dès la fin des classes, nous aurons des présentations tous les jours, toutes les 30 minutes, où nos animateurs vont présenter différents animaux qui font partie du programme éducatif, comme des reptiles, des oiseaux de proie ou de petits mammifères. » Ces présentations ont lieu sur une terrasse extérieure, où les familles peuvent facilement garder leurs distances grâce à des espaces marqués au sol. Les réservations sont obligatoires.



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