Balados: réfléchir au futur

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Futur et médias

Le balado Futur et médias, créé par le Fonds des médias du Canada, livre chaque semaine depuis le début de juin sa deuxième saison, cette fois produite en collaboration avec Transistor Média (Signal nocturne, Synthèses, Le nom de ma mère).

Au cœur du balado se trouvent « les transformations et les tendances émergentes dans l’industrie des médias et du divertissement ». C’est ainsi que l’animatrice Catherine Mathys — aussi directrice de la veille stratégique de l’organisation — le présente à chaque épisode.

Évidemment, la pandémie a été un terreau très fertile pour les innovations, les adaptations, les transformations dans le monde des médias (et on ne parle pas ici que de la presse). Futur et médias s’est donc abreuvé abondamment de la COVID-19 dans cette deuxième saison. La production elle-même a visiblement dû enregistrer à distance par moments, ce qui n’est pas un enjeu en soi dans l’appréciation du contenu.

Mathys avance dans les thèmes (télétravail, tournages et technologie, réalité augmentée ou virtuelle, découvrabilité…) grâce à des entrevues avec des gens qui ont les mains dedans et qui, même s’ils sont pour la plupart du temps des gens peu connus, s’avèrent pertinents. Et surtout, on n’est pas dans le charabia, mais dans une approche très journalistique, démocratique. Le passé de reporter et de chroniqueuse à Radio-Canada de l’animatrice transparaît dans sa manière d’amener les sujets et de mener les entrevues.

Bain libre

L’avenir des médias, c’est bien, mais l’avenir de nos enfants mérite bien aussi un balado. Bain libre, du côté de Radio-Canada, est une des offres francophones les plus intéressantes en la matière. À la tête de cette production, on retrouve trois amis comédiens, Jessica Barker, Vincent Bolduc et Guillaume Lemay-Thivierge, qui s’expriment et se questionnent sur leur rôle de parent.

Le fait que ces trois animateurs se connaissent depuis toujours donne de l’énergie à Bain libre. La production touche souvent la cible, notamment parce qu’elle se permet certains avis moins consensuels, et qui font donc avancer la discussion — et nos pensées de parents (ou d’enfants !) par le fait même.

Un invité expert ou une personnalité pertinente au sujet de l’épisode arrive à la mi-parcours comme une « bouée de sauvetage ». Les thèmes sont variés, parfois légers, parfois plus émotifs.