Les Cowboys qui plantaient des arbres

Les Cowboys Fringants ont pris l’initiative d’organiser un spectacle-bénéfice dont les sommes amassées permettront la plantation de milliers d’arbres.
Photo: Annik MH de Carufel - Le Devoir Les Cowboys Fringants ont pris l’initiative d’organiser un spectacle-bénéfice dont les sommes amassées permettront la plantation de milliers d’arbres.

C’est au Centre Bell, rien de moins, que le groupe Les Cowboys Fringants terminera sa tournée de 130 spectacles le 10 mai prochain, et avec un concert-bénéfice de surcroît. Présenté en association avec Le Jour de la Terre Québec et la Fondation David Suzuki, Un arbre pour tous : une soirée extraordinaire se veut une contribution exemplaire au défi lancé par le Jour de la Terre Québec de planter 375 000 arbres d’ici le 22 avril 2017. En effet, chaque billet vendu, selon son prix, rimera avec un, voire cinq arbres plantés. La formation Les Trois Accords et les humoristes Louis-José Houde et Patrick Groulx monteront également sur scène pour l’occasion.

 

« Après un show à Paris, on a pris quelques Guinness avec Louis-José Houde et il nous a dit qu’il aimerait faire quelque chose avec notre fondation pour l’environnement. Ç’a commencé comme ça », a expliqué Karl Tremblay, chanteur des Cowboys Fringants. D’ailleurs, hormis offrir des numéros comiques, l’humoriste a manifesté son désir d’accompagner le groupe à la batterie lors du concert. Peut-être se risquera-t-il aussi avec Les Trois Accords, qui sait ? De son côté, Patrick Groulx assurera l’animation de la soirée. Chacun proposera une demi-heure de matériel, peu ou prou. « Mais on va sûrement se mélanger à certains moments », a précisé Jean-François Pauzé, guitariste des Cowboys.

 

Vendus au coût de 15, 25, 35, 45, et 55 dollars, les billets serviront à planter chacun un, deux, trois, quatre, et cinq arbres, respectivement. « C’est donc 10 dollars par arbres La balance de cinq dollars servira à couvrir les frais administratifs et techniques. C’est très concret », a noté la violoniste Marie-Annick Lépine. Mûrement réfléchie avec la Fondation David Suzuki, l’initiative permettra par la suite aux spectateurs de « suivre » les progrès de leurs arbres, ceux-ci étant géolocalisés et accessibles par Internet.

 

« Il y a une vraie stratégie scientifique derrière le projet, a en outre fait valoir le bassiste Jérôme Dupras. Souvent, la plantation d’un seul arbre en milieu urbain ne fonctionne pas faute d’un milieu approprié. Afin de maximiser la durabilité du projet, on a notamment collaboré avec le Centre de la biodiversité du Québec, ce qui a permis l’élaboration d’une sorte de « planning » de plantation visant à déterminer non seulement où les arbres doivent être plantés, mais quelles variétés d’arbres doivent l’être. »

 

Pour peu que la salle soit comble le 10 mai au soir, ce sont 40 000 arbres qui seront plantés, lesquels viendront enrichir la Ceinture verte de Montréal, une zone de biodiversité désignée par la Fondation David Suzuki et délimitée par la région naturelle de la plaine du haut Saint-Laurent.