L’économie numérique stimulée par le monde de l’information et celui des arts

Ainsi, l’industrie de l’information et les industries culturelles semblent bien installées dans cette nouvelle économie avec 35,4 % des entreprises de ce secteur ayant désormais pignon sur Web pour brasser des affaires et inciter les internautes à délier les cordons de leurs bourses.
Photo: Le Devoir Ainsi, l’industrie de l’information et les industries culturelles semblent bien installées dans cette nouvelle économie avec 35,4 % des entreprises de ce secteur ayant désormais pignon sur Web pour brasser des affaires et inciter les internautes à délier les cordons de leurs bourses.

La mutation se poursuit et elle se chiffre aussi. Au-delà des idées reçues, c’est dans le monde de l’information, mais également celui des arts et du spectacle où l’on retrouve le plus grand nombre d’entreprises ayant réalisé des ventes de produits et services en ligne l’an dernier. Les tablettes et téléphones dits intelligents font également leur entrée en force dans l’ensemble des secteurs économiques au Canada, indiquent les récentes données sur la Technologie numérique et l’utilisation d’Internet en 2012 publiées mercredi matin par Statistique Canada.

Dans l’ensemble, près de 122 milliards de dollars ont changé de main l’an dernier en passant par l’Internet, soit deux fois plus que la valeur des ventes effectuées en 2007, soit l’année où les gardiens fédéraux du chiffre ont effectué une enquête similaire. En comparaison, les ventes en ligne ont été de 365 milliards de dollars aux États-Unis, la même année, selon eMarketer qui évalue également à un billion de dollars les ventes réalisées dans les univers numériques à l’échelle mondiale en 2012.

Sans surprise, les grandes entreprises canadiennes, soient celles ayant 100 employés ou plus, ont largement contribué à cette mutation économique et sociale en étant responsables d’environ 60 % de ces ventes… dans des secteurs d’activités qui ne sont pas toujours ceux auxquels on pourrait s’attendre.

Ainsi, l’industrie de l’information et les industries culturelles semblent bien installées dans cette nouvelle économie avec 35,4 % des entreprises de ce secteur ayant désormais pignon sur Web pour brasser des affaires et inciter les internautes à délier les cordons de leurs bourses. C’est 17 points de pourcentage de plus que le secteur du commerce de détail canadien et 14 points de plus que celui du commerce de gros, précise l’enquête de Statistique Canada. Le monde des «services à l’enseignement», avec 30 % des entreprises impliquées dans la chose, arrive ensuite, suivi par celui des arts, spectacles et loisirs (25,5 %). L’agriculture, la foresterie, l’univers de la chasse et pêche, tout comme la construction s’illustrent quant à eux par leur faible contribution à ces ventes en lignes avec de 3,5 à 5 % de leurs représentants ayant pris part en 2012 à cette transformation des échanges économiques.

L’enquête, fruit d’un coup de sonde lancé dans un bassin de 17000 entreprises privées canadiennes, révèle également que l’Internet est désormais présent dans une très grande majorité de compagnies au pays: 87 %. Les entreprises de 10 employés et plus sont 96 % à être branchées à ce qu’on appelait dans le temps le réseau des réseaux.

Autre détail : la moitié de ces entreprises dit avoir succombé à l’appel de la technologie mobile en faisant entrer tablettes et téléphones numériques de type iPhone ou Androïd, dans leurs environnements de travail. Statistique Canada souligne d’ailleurs que l’utilisation « d’appareils mobiles fonctionnant sur Internet a été la plus forte dans le secteur de l’industrie de l’information et de l’industrie culturelle (77 %) et dans celui des services professionnels, scientifiques et techniques (70 %) », peut-on lire.

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