Une fascinante plongée dans l'univers spectaculaire des baleines

Deux artefacts spectaculaires attendent le visiteur dans la deuxième partie de l’exposition: deux squelettes de grands cachalots sont suspendus au plafond<br />
Photo: Musée néo-zélandais Te Papa Tongarewa, 2008 Deux artefacts spectaculaires attendent le visiteur dans la deuxième partie de l’exposition: deux squelettes de grands cachalots sont suspendus au plafond

Ottawa — Le Musée canadien de la nature accueille jusqu'au 3 septembre prochain Baleines Tohorã, une exposition itinérante qui provient du musée Te Papa Tagarewa de la Nouvelle-Zélande et qui met particulièrement en valeur l'exceptionnelle collection de mammifères marins de ce musée, l'une des plus importantes du monde.

L'aire d'exposition est divisée en trois parties distinctes qui ont pour thèmes «Le peuple des baleines», «Le labo des baleines» et «Les échouages de baleines». Dès son entrée, le visiteur est plongé dans la culture des Maoris, un peuple autochtone de la Nouvelle-Zélande pour qui les baleines revêtent une valeur sacrée: sous une structure rappelant les constructions traditionnelles maories, plusieurs vitrines présentent de fabuleux trésors ou taongas, c'est-à-dire des armes, des parures et des bijoux confectionnés au fil des siècles à partir d'os et de dents de baleine.

Tout autour, l'évolution des pratiques baleinières en Nouvelle-Zélande est expliquée à l'aide de panneaux et de vidéos, depuis les chevauchées à dos de baleine des mythes maoris, évoquées dans le film Whale Rider (Paï, la légende des baleines), jusqu'aux pratiques actuelles du pays en matière d'écotourisme et d'opposition à la chasse à la baleine.

Deux artefacts spectaculaires attendent le visiteur dans la deuxième partie de l'exposition: deux squelettes de grands cachalots sont suspendus au plafond, dont le plus gros est un mâle mesurant 17,8 mètres de long et qui pesait plus de deux tonnes! Morte après s'être échouée sur une plage en 2003, cette baleine nommée Tu Hononga a été offerte par les Maoris à la population de la Nouvelle-Zélande; sa partenaire, nommée Henewainui, a aussi été recueillie à la suite d'un échouage, en 1992.

Parmi les autres artefacts impressionnants de cette section se trouvent notamment des moulages de fossiles des ancêtres terrestres des baleines, grâce auxquels on comprend comment ces mammifères sont passés de la vie terrestre à la vie aquatique. Divers panneaux et plusieurs stations interactives, aussi instructives qu'amusantes, abordent des sujets tels que l'évolution et la diversité des baleines et autres cétacés, les sons qu'ils émettent, leur alimentation et leur reproduction.

Les plus jeunes visiteurs ne sont pas en reste puisqu'on les invite à vivre à peu près la même expérience que Jonas et Pinocchio en pénétrant, non pas dans l'estomac, mais dans le coeur d'une baleine: aussi gros qu'une Volkswagen Beetle, le modèle grandeur nature d'un coeur de rorqual bleu peut facilement accueillir deux ou même trois jeunes enfants à la fois!

Enfin, Baleines Tohorã se conclut par une section consacrée aux échouages de baleines qui se produisent régulièrement sur les côtes de la Nouvelle-Zélande, évoquant aussi bien les causes possibles de ces incidents que les réactions très émotives qu'ils suscitent.

Pour compléter la visite de cette exposition exceptionnelle, le Musée canadien de la nature offre une programmation éducative s'adressant aussi bien aux adultes qu'aux enfants, que l'on peut découvrir sur le site nature.ca/baleines.

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Collaboratrice du Devoir