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    L’Italie n’ira pas en Russie pour le Mondial de soccer 2018

    14 novembre 2017 |Agence France-Presse, Stanislas Touchot - Agence France-Presse | Soccer
    <p>L’heure de la retraite internationale est arrivée pour le gardien Gianluigi Buffon, à 39 ans et après 175 sélections.</p>
    Photo: Marco Bertorello Agence France-Presse

    L’heure de la retraite internationale est arrivée pour le gardien Gianluigi Buffon, à 39 ans et après 175 sélections.

    Cela sera sans eux. Sans Buffon qui ne deviendra pas le premier joueur à disputer six Coupes du monde, sans les guerriers Chiellini et Barzagli, sans les promesses Insigne, Belotti ou Verratti.

     

    L’Italie n’a pas réussi à battre la Suède lundi en barrage retour à Milan (0-0) et elle ne jouera pas le Mondial l’été prochain en Russie, du jamais vu depuis 1958 en… Suède.

     

    Le ticket revient donc à la Suède qui, sans Ibrahimovic et en ayant fait extrêmement peu en 180 minutes, retrouve la Coupe du monde pour la première fois depuis 2006 à la faveur de sa victoire 1-0 de l’aller.

     

    L’Italie tout entière ou presque va donc découvrir l’année prochaine à quoi ressemble une Coupe du monde sans « sa » Squadra Azzurra. Cela n’est arrivé que deux fois, en 1930 et en 1958, autant dire que le souvenir est assez flou.

     

    Mais il n’y a pas que dans la péninsule que cette élimination va faire un vide. Car l’Italie est un géant de la compétition, avec quatre titres, deux finales et deux places dans le Top 4.

     

    L’Italie pourtant est déjà allée en Coupe du monde avec des équipes simplement moyennes et elle y a même souvent très bien figuré. Mais ne pas parvenir à marquer un but en deux matchs à ces Suédois tout juste solides est une faute grave.

     

    Le sélectionneur Gian Piero Ventura, qui aura choisi de mourir avec ses mauvaises idées et n’aura donné qu’un quart d’heure de jeu en deux matchs à Lorenzo Insigne, son plus grand talent, n’y survivra sans doute pas.

     

    Mais c’est toute l’Italie du football qui ne pourra désormais pas s’épargner une vaste réflexion sur son organisation et sur sa formation, même si cela semble paradoxal à un moment où la Serie A se porte nettement mieux qu’il y a quelques années.

     

    Larmes et désolation

     

    Avant la désolation et les larmes du coup de sifflet final, l’ambiance à Milan a tout de même été superbe et a confirmé que le choix de San Siro, qui a réussi son avant-match, était le bon.

     

    Pendant que le vaisseau milanais tremblait, secoué par les sauts et les hurlements de plus de 70 000 tifosi, les joueurs italiens ont tenté de faire leur part de travail et de renverser le robuste 11 suédois.

     

    Ils ont mis du rythme, un peu plus en tout cas que lors du match aller, joué à une lenteur terrifiante. Mais ils ont beaucoup raté, encore, avec des centres imprécis et peu de jeu dans l’axe malgré les efforts de Jorginho.

     

    En seconde période, Bonucci a enlevé le masque qui protégeait son nez cassé à l’aller et c’est tout San Siro qui a poussé encore un peu plus fort.

     

    Mais l’Italie, globalement décomposée depuis sa défaite en septembre en Espagne (3-0), n’a pas marqué et Buffon a commencé à pleurer. Pour lui, l’heure de la retraite internationale est arrivée, à 39 ans et après 175 sélections. Un autre vide immense à combler.













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