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    Jeux olympiques

    Un stade moins coûteux pour Tokyo 2020

    23 décembre 2015 | Actualités sportives
    Kyoko Hasegawa - Agence France-Presse à Tokyo
    Karyn Nishimura-Poupee - Agence France-Presse

    Le gouvernement du Japon a annoncé mardi avoir sélectionné un nouveau projet de stade olympique, en l’occurrence celui de l’architecte japonais Kengo Kuma, pour les Jeux de Tokyo de 2020, après l’abandon d’un choix précédent beaucoup trop onéreux.

     

    Deux projets étaient en lice. La proposition retenue émane d’un consortium mené par Kuma, l’un des plus prestigieux architectes japonais contemporains, et l’entreprise de construction Taisei.

     

    « Je pense qu’il s’agit d’un plan magnifique qui est conforme aux critères de coûts et de délais », a expliqué le premier ministre, Shinzo Abe, devant la presse.

     

    Ce choix a été fait sur proposition du Conseil japonais du sport, qui supervise le dossier.

     

    Kengo Kuma a réalisé de très nombreuses constructions au Japon mais aussi en France : il est le concepteur de la Cité des Arts et de la Culture de Besançon, de la future station de métro multifonctionnelle Saint-Denis Pleyel à Saint-Denis, en banlieue de Paris, et du complexe Hikari formé de trois bâtiments économes en énergie inauguré à Lyon en septembre.

     

    « Nous allons faire de ce stade un lieu accessible à tous les publics et une source d’inspiration pour le reste du monde », a ajouté Abe.

     

    L’autre proposition émanait d’un consortium comptant sur un architecte plus connu encore, Toyo Ito, lauréat du prix Pritzker en 2013.

     

    Selon les images de synthèse présentées la semaine dernière, le projet retenu se caractérise par des balcons de verdure à l’arrière de tribunes de quelque 60 000 places.

     

    « Il s’agit d’un stade d’arbres et de verdure », au milieu d’un espace boisé « pensé pour cohabiter avec l’environnement » et être « un lieu convivial pour tous », expliquent les concepteurs dans la documentation rendue publique.

     

    Objectif novembre 2019

     

    Ce stade devrait être prêt fin novembre 2019, soit avant la date butoir de janvier 2020 exigée par le Comité international olympique. La cérémonie d’ouverture des Jeux de Tokyo est prévue le 24 juillet 2020.

     

    La construction doit coûter environ 149 milliards de yens (1,76 milliard $CAN), un peu moins que le prix plafond de 155 milliards de yens fixé dans le nouvel appel d’offres lancé après l’échec du premier choix.

     

    Mi-juillet, Abe avait décidé sous la pression de renoncer à la proposition pourtant déjà approuvée de l’architecte irako-britannique Zaha Hadid.

     

    Le montant des travaux s’élevait à 252 milliards de yens, soit près de 3 milliards $, ce qui aurait fait de ce stade le plus cher du monde et a suscité de nombreuses protestations.

     

    Zaha Hadid s’est finalement retirée de la course après avoir dans un premier temps songé à concourir de nouveau.

     

    Ce fiasco a fait en sorte de repousser la date de la fin des travaux et forcé les organisateurs de la Coupe du monde de rugby 2019 à déplacer l’événement dans la banlieue de Tokyo.

     

    La ville de Tokyo a de son côté accepté début décembre de financer la construction du stade à hauteur de 39,5 milliards de yens, après des mois de discussions avec le gouvernement central.

     

    Le choix du stade se faisait d’autant plus attendre que la préparation des JO est ponctuée de nombreux problèmes : le logo initial a été abandonné après des accusations de plagiat et le nouveau n’est toujours pas choisi. Plus de 300 propositions restent en lice après un premier écrémage (14 599 candidatures émanant de particuliers ou groupes ont été déposées après un appel d’offres à l’automne).

     

    Par ailleurs, les coûts d’organisation de cet événement risquent d’atteindre 1800 milliards de yens (20,7 milliards $), soit six fois l’estimation initiale, ont rapporté des médias japonais en fin de semaine dernière.

     

    Enfin, lundi, le vice-président du Comité d’organisation des JO de Tokyo, Akio Toyoda (qui est aussi le président-directeur général de Toyota), a annoncé qu’il démissionnait, officiellement pour consacrer son temps à la présidence d’une structure de soutien aux JO montée par les entreprises nippones.













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