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    Commission Chamberland

    Le SPVM n’a pas diffusé de fausses informations, dit l’enquêteur Hanna

    20 mai 2017 |Jeanne Corriveau | Médias
    Le juge Jacques Chamberland préside la commission d’enquête sur les sources journalistiques.
    Photo: Archives Le Devoir Le juge Jacques Chamberland préside la commission d’enquête sur les sources journalistiques.

    Le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) n’a pas diffusé de « fausses informations » dans le cadre d’enquêtes internes, a soutenu l’enquêteur Iad Hanna vendredi, alors qu’il témoignait devant la commission Chamberland.

     

    Iad Hanna a ainsi apporté quelques bémols au témoignage de son collègue Normand Borduas, avec qui il a collaboré dans les enquêtes sur Fayçal Djelidi et un autre policier soupçonné d’être à la source de fuites dans les médias.

     

    Normand Borduas avait notamment parlé des techniques d’enquête utilisées pour identifier les policiers qui alimentaient des journalistes. Il avait décrit la technique de « provocation » qui consiste à diffuser de fausses informations en créant une enquête inventée et des individus fictifs pour voir si ces informations émergeraient dans les médias.

     

    Iad Hanna a tenu à tempérer les propos de son ancien collègue quand Me Charles Levasseur, avocat en chef adjoint de la commission, lui a demandé ce qui pouvait advenir si un média publiait une fausse information. « J’ai entendu des choses qui se sont dites ici et qui m’ont un peu alarmé. Comme service de police, on ne diffuse pas de fausses informations », a assuré Iad Hanna.

     

    « Dans ce cas-ci, quand on parle de fausses informations, il ne s’agit pas de “fake news” qu’on diffuse au public, a-t-il expliqué. C’est plutôt une information qui était très proche de la réalité. »

     

    Pour illustrer son propos, il a indiqué que, par exemple, s’il était question d’un individu ayant écopé d’une peine de six ans de prison, on laisserait circuler l’information que sa peine était de cinq ans. « La nouvelle est modifiée, mais très partiellement, juste pour qu’elle soit unique à une personne », a-t-il dit.

     

    La surveillance de journalistes

     

    Iad Hanna a longuement été interrogé au sujet du plan d’enquête qu’il avait rédigé le 11 janvier 2016 pour l’enquête baptisée Espion visant un policier qui aurait alimenté des médias. À cette époque, il n’était pas question de mettre sous surveillance le téléphone du journaliste de La Presse Patrick Lagacé. « Ce plan d’enquête, c’est moi qui l’ai rédigé, mais en aucun temps il n’est mentionné des techniques d’enquête concernant des journalistes », a fait valoir Iad Hanna.

     

    C’est son collègue Normand Borduas qui déposera des demandes d’autorisation judiciaire pour aller de l’avant avec cette surveillance. L’enquêteur Borduas avait découvert que le journaliste avait eu de nombreuses communications avec le policier Fayçal Djelidi. S’ajoutait la parution de trois articles dans les médias touchant des informations confidentielles, dont le vol d’une mallette appartenant au patron de l’escouade Éclipse, le commandant Patrice Vilceus, en décembre 2015.

     

    La lecture des articles parus dans les médias n’a pas convaincu Iad Hanna qu’il y avait eu abus de confiance de la part de policiers : « Avant de chercher qui a fait le crime, il faut déterminer s’il y a un crime », a-t-il dit lorsque contre-interrogé par Me François Fontaine, avocat représentant Québecor et Le Devoir.

     

    Le témoignage de Iad Hanna se poursuivra mardi.













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