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    Commission Chamberland: le nombre de fuites «alarmait» le SPVM

    16 mai 2017 |Jeanne Corriveau | Médias
    Le juge Jacques Chamberland préside la Commission d’enquête sur les sources journalistiques.
    Photo: Le Devoir Le juge Jacques Chamberland préside la Commission d’enquête sur les sources journalistiques.

    Le nombre de fuites dans les médias semblait se multiplier, ce qui devenait « alarmant », estime l’ex-enquêteur de la division des affaires internes du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM), Normand Borduas, lors de son témoignage, mardi, devant la commission Chamberland sur les sources journalistiques.

     

    « Il semblait y avoir plus de dossiers portés à notre attention, a souligné M. Borduas. À travers le temps, on a constaté que le phénomène ne diminuait pas, mais plutôt tendait à se répéter. […] C’est alarmant, c’est un fait. »

     

    L’enquêteur a participé à 12 enquêtes au cours des trois années qu’il a passées à la division des affaires internes du SPVM. De ce nombre, quatre portaient sur des fuites dans les médias, a-t-il précisé.

     

    Il a également signalé la tenue d’une enquête baptisée « F8 » qui s’intéressait à des fuites survenues au sujet du grabuge fait à Montréal-Nord. Il a appris l’existence de cette enquête alors qu’il s’apprêtait à mener une opération d’écoute électronique dans un autre dossier.

     

    L’enquête Roger Larivière

     

    Plus tôt en matinée, Normand Borduas a décrit la première enquête qu’il a menée au sein de la division des affaires internes du SPVM, soit celle portant sur le policier Roger Larivière et l’analyste Stéphane Berthomet.

     

    Le 9 octobre 2014, quatre policiers se trouvaient au même restaurant que les deux hommes. Ils avaient signalé au SPVM que le policier Larivière leur avait semblé très nerveux et avait quitté les lieux précipitamment.

     

    Après vérification, l’enquêteur a découvert que le policier Larivière avait, peu avant sa rencontre avec M. Berthomet, consulté le dossier d’un autre policier, Mario Lambert, qui craignait pour sa sécurité.

     

    La consultation ne lui paraissait pas légitime. « Le dossier qui a été consulté était un dossier délicat et, en plus, ça touchait la sécurité d’un individu. Ce n’est pas un dossier banal », a-t-il dit.  

     

    L’enquêteur avait également découvert que le policier Larivière transférait à son adresse de courriel personnelle des courriels reçus au bureau. Normand Borduas a précisé qu’une médiatisation de cette affaire aurait pu mettre en péril la sécurité de M. Lambert.

     

    Il y a donc eu une enquête interne, même s’il n’y a eu aucun article ou reportage dans les médias concernant ce que l’enquêteur Borduas a observé entre octobre 2014 et mars 2015.

    Avec La Presse canadienne













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