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    Procès du Faubourg Contrecoeur

    Frank Zampino était très sollicité après son départ de la Ville

    8 septembre 2017 |Jeanne Corriveau | Justice
    Frank Zampino
    Photo: Jacques Nadeau Le Devoir Frank Zampino

    Quand Frank Zampino a annoncé sa décision de quitter ses fonctions à la Ville de Montréal en mai 2008, les offres d’emploi ne se sont pas fait attendre. En contre-interrogatoire jeudi, l’ex-numéro 2 de l’administration de Gérald Tremblay a indiqué avoir reçu une douzaine de propositions d’emploi, entre autres de firmes ayant obtenu des contrats avec la Ville de Montréal.

     

    Frank Zampino a été sollicité par les firmes d’ingénierie CIMA +, BPR et Dessau, mais aussi par des sociétés comme Samson Bélair, Raymond Chabot Grant Thornton, CGI, Construction F. Catania et Samcon, a-t-il indiqué au tribunal. « J’ai probablement reçu une douzaine de requêtes pour différentes opportunités, mais je m’apprêtais à partir en vacances avec ma femme en Europe », a-t-il dit. « J’ai finalement décidé d’accepter la proposition de Dessau. »

     

    Éthique et cadeaux

     

    Le procureur de la Couronne, Me Pascal Lescarbeau, est revenu sur la conception de l’ancien élu des standards éthiques liés aux fonctions d’élu. Frank Zampino a rappelé que ses responsabilités de président du comité exécutif comprenaient l’obligation de rencontrer les citoyens et les gens d’affaires qui participaient à l’économie de la Ville.

     

    Me Lescarbeau lui a alors demandé s’il faisait une distinction entre des rencontres avec des citoyens pour parler de problèmes de voisinage ou de trottoirs et le fait d’écouter les doléances des représentants de firmes de génie-conseil dans leur loge au Centre Bell.

     

    Piqué par la question, Frank Zampino a martelé qu’il avait toujours su garder son indépendance d’esprit et a affirmé que les « marques d’hospitalité » n’influençaient pas ses décisions. « J’ai participé à 40-50 réunions du comité exécutif par année. Mon nom doit apparaître sur 10 000 résolutions de la Ville. C’est périlleux de faire des liens entre les rencontres que j’ai pu avoir et l’octroi de tel ou tel contrat », a-t-il soutenu.

     

    À l’époque, aucun code d’éthique n’était en vigueur à la Ville de Montréal — l’administration en a finalement adopté un en 2009. Confronté aux serments qu’il a prêtés lors de ses élections successives et qui l’engagent à exercer ses fonctions avec honnêteté et dans l’intérêt des citoyens, Frank Zampino a juré avoir respecté ces principes. « Même sans code d’éthique, ça ne veut pas dire que c’était le “free for all”», a-t-il dit.

     

    Le contre-interrogatoire se poursuit vendredi. Frank Zampino fait face à des accusations de fraude, d’abus de confiance et de complot dans le dossier du Faubourg Contrecoeur. Cinq autres accusés subissent aussi leur procès devant le juge Yvan Poulin.













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