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    Nouveau chapitre dans l’affaire Maillé

    18 mai 2017 | Isabelle Porter à Québec | Justice
    Une étude d’une chercheuse de l’Université du Québec à Montréal s’est trouvée au coeur d’une poursuite collective.
    Photo: Michaël Monnier Archives Le Devoir Une étude d’une chercheuse de l’Université du Québec à Montréal s’est trouvée au coeur d’une poursuite collective.

    Marie-Ève Maillé, une chercheuse de l’Université du Québec à Montréal (UQAM), tente de faire annuler une ordonnance de la cour la sommant de fournir des données de recherche à l’entreprise Éoliennes de l’Érable.

     

    La chercheuse avait produit une étude sur l’acceptabilité sociale d’un projet éolien qui s’est trouvé au coeur d’une poursuite collective contre l’entreprise dans le Centre-du-Québec. Aujourd’hui professeure associée à l’UQAM, elle avait réalisé cette recherche dans le cadre de sa thèse de doctorat.

     

    Appelée à la barre comme témoin expert, Mme Maillé a parlé des témoignages recueillis parmi les opposants au projet éolien.

     

    Les avocats avaient ensuite réclamé d’avoir accès à la totalité des données. En janvier 2016, le juge Marc Saint-Pierre leur avait donné raison et Mme Maillé cherche aujourd’hui à la faire annuler devant le même juge à Victoriaville.

     

    Mercredi, plusieurs ténors du milieu de la recherche sont venus appuyer sa demande en rejet, soit des représentants du Fonds de recherche du Québec, de l’Association canadienne des professeurs d’Université et de l’Université du Québec à Montréal.


    Réactions chez les scientifiques 
     

    Ces derniers mois, la cause de Mme Maillé a suscité beaucoup de réactions dans la communauté scientifique. « Ça a certainement eu pour effet une certaine prise de conscience chez les chercheurs », constate Mme Maillé. Cette dernière craint que cela fasse hésiter des collègues à participer à des procès, et au surplus que des gens hésitent à participer à des études comme la sienne. « Ce serait dommage parce que les scientifiques, on a un rôle social à jouer », dit-elle.

     

    Le juge a pris la cause en délibéré et la plaignante s’attend à voir la décision rendue d’ici quelques mois.













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