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    Diffamation

    Amir Khadir défend sa liberté de parole

    21 avril 2017 |Améli Pineda | Justice
    Le députe de Québec solidaire Amir Khadir
    Photo: Améli Pineda Le Devoir Le députe de Québec solidaire Amir Khadir

    Le député de Québec solidaire Amir Khadir a confirmé jeudi avoir tenu les propos qui lui sont reprochés par un ancien associé de Tony Accurso qui le poursuit en diffamation, mais l’élu s’est défendu en disant qu’ils sont mal interprétés. Selon lui, il ne s’agit pas d’une « attaque personnelle », mais d’une façon de soulever un questionnement « important au débat public ».

     

    M. Khadir est poursuivi pour 300 000 $ en dommages par Marcel Melançon, qui est aussi un ancien collecteur de fonds du Parti québécois, pour des propos qu’il a tenus lors de deux émissions de Dutrizac, sur les ondes du 98,5, en septembre et décembre 2013.

     

    « Mais les cocktails de financement où étaient des SNC-Lavalin, où étaient des compagnies pharmaceutiques, des compagnies de construction, organisés par Marcel Melançon, c’était monnaie courante. C’est celui qui donnait le cours 101 de financement illégal à Jean Brault », avait déclaré en septembre 2013 le député.

     

    Lors de son témoignage mercredi, M. Melançon a assuré devant la Cour que son implication dans le financement du PQ s’est limitée à l’année 1995, pour le référendum.

     

    Le député de Mercier a expliqué qu’il se basait sur des passages du rapport de la commission Moisan, sur le financement illégal, lorsqu’il a fait ces déclarations.

     

    Après cette première sortie, le député solidaire s’était rétracté en envoyant une lettre d’excuses à M. Melançon, dans laquelle il disait avoir tenu « des propos trop imprécis et confus ».

      

    « J’ai voulu éviter de judiciariser ça », a-t-il dit.

     

    Deux semaines plus tard, M. Khadir qualifiait M. Melançon de « bagman » du PQ à la même émission.

     

    « Mon intention n’était pas d’insulter quiconque », a-t-il assuré. Il a rappelé qu’à cette époque le PQ était au pouvoir et se tenait la commission Charbonneau. Alors que la question des contributions politiques illégales y avait été soulevée, M. Khadir estimait que le PQ montrait du doigt le Parti libéral seulement.

     

    « Je tenais à dire que le problème touche les deux partis », a-t-il souligné, plaidant qu’il se servait du nom de M. Melançon pour illustrer que ça touchait aussi le PQ, puisque dans les années 1990, après avoir aidé au financement du parti, l’entrepreneur aurait obtenu des permis.

     

    M. Khadir a répété que, selon lui, cette poursuite vise à le bâillonner. « Ce genre de recours me détourne de mon travail de député et amène des contraintes dans l’exercice de ma liberté de soulever des enjeux d’intérêt public où il est légitime de poser des questions », a-t-il fait valoir.

     

    Lorsqu’il a terminé son témoignage mercredi, M. Melançon avait mentionné avoir intenté cette poursuite pour que M. Khadir fasse une prise de conscience. « Je pense que M. Khadir doit faire attention à ne pas attaquer des réputations inutilement et de façon opportuniste », a-t-il dit.

     

    Les plaidoiries doivent débuter vendredi.













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