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    Construction: les négociations avortent dans le secteur résidentiel

    13 octobre 2017 |Lia Lévesque - La Presse canadienne | Actualités en société
    La loi spéciale, qui avait été adoptée le 30 mai dernier, donne aux parties jusqu’au 30 octobre pour s’entendre, à défaut de quoi les questions non résolues seront soumises à l’arbitrage.
    Photo: Sean Kilpatrick La Presse canadienne La loi spéciale, qui avait été adoptée le 30 mai dernier, donne aux parties jusqu’au 30 octobre pour s’entendre, à défaut de quoi les questions non résolues seront soumises à l’arbitrage.

    À un peu plus de deux semaines de l’échéance prévue par la loi spéciale qui avait mis fin à la grève dans l’industrie de la construction, les négociations viennent d’avorter dans le secteur résidentiel, a appris La Presse canadienne.

    Après des pourparlers avec l’Alliance syndicale tenus jusqu’en soirée mercredi, la partie patronale qui négocie pour ce secteur, l’Association des professionnels de la construction et de l’habitation du Québec (APCHQ), a claqué la porte, a-t-elle confirmé jeudi.

    Au cours d’une entrevue, le vice-président, Développement stratégique et communications, de l’APCHQ, François-William Simard, a reproché à l’Alliance syndicale d’avoir renié sa parole parce qu’elle aurait refusé de signer une entente qui avait été convenue entre les parties à la fin de la journée.

    « Mercredi, on a négocié toute la journée. Il y a plusieurs contre-offres qui ont été faites de part et d’autre. Ce qui est le plus intéressant, c’est qu’on a accepté la dernière contre-offre de la partie syndicale, a affirmé M. Simard. On dit que le ridicule ne tue pas, et bien heureusement, parce que c’est invraisemblable ce qui s’est passé : ils ont refusé de signer une entente de principe sur leur propre offre », affirmant qu’ils voulaient consulter leur fiscaliste pour bien évaluer celle-ci, a relaté M. Simard.

    Estimant qu’elle perdait alors son temps, l’APCHQ s’est retirée de la table de négociation et a demandé au gouvernement de mettre fin à la médiation qui avait été entreprise dans son secteur. « On a le sentiment, malheureusement, qu’on nous a fait perdre notre temps. Il n’y a aucune volonté de régler, finalement », a laissé tomber le porte-parole patronal.

    De son côté, l’Alliance syndicale n’a pas voulu entrer dans le détail de la négociation ni répliquer point par point à la version donnée par la partie patronale du secteur résidentiel.

    L’Alliance regroupe les cinq organisations syndicales de l’industrie, soit, par ordre d’importance : la FTQ-Construction, le Conseil provincial du Québec des métiers de la construction (international), le Syndicat québécois de la construction, la CSD-Construction et la CSN-Construction. L’Alliance a dit prendre acte de la version patronale. Elle réunira ses membres vendredi pour faire le point, après avoir parlé à ses négociateurs pour « savoir ce qui s’est passé à la table, ce qui s’est dit » au juste.

    La loi spéciale qui avait été adoptée pour mettre fin à la grève, le 30 mai dernier, donne aux parties jusqu’au 30 octobre pour s’entendre, à défaut de quoi les questions non résolues seront soumises à l’arbitrage. Dans le secteur résidentiel, c’est donc la question salariale qui sera soumise à l’arbitrage, puisque les autres clauses ont fait l’objet d’une entente, a précisé M. Simard.

    En plus du résidentiel, deux autres secteurs de l’industrie n’ont pas encore réglé, à savoir l’industriel et le commercial-institutionnel. Les conventions collectives dans ces deux secteurs sont négociées entre l’Alliance syndicale et l’Association de la construction du Québec.













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