L’action collective étendue aux victimes de la 520

L’autoroute 520 Est a été ajoutée, car elle est devenue bloquée à la suite du refoulement de l’autoroute 13, dans les mêmes circonstances.
Photo: Jacques Nadeau Le Devoir L’autoroute 520 Est a été ajoutée, car elle est devenue bloquée à la suite du refoulement de l’autoroute 13, dans les mêmes circonstances.

La demande d’action collective déposée au nom de centaines de personnes coincées pendant des heures sur l’autoroute 13 dans l’ouest de Montréal lors de la tempête de la semaine dernière prend de l’ampleur : elle s’étend désormais à tous ceux qui sont demeurés bloqués sur un tronçon de la 520 Est et réclame plus d’argent pour ses victimes.

La poursuite vise la Sûreté du Québec, le gouvernement du Québec et la Ville de Montréal, dans le but d’indemniser les membres du groupe pour les « préjudices qu’ils ont subis en raison de ce cafouillage inexcusable » des autorités.

Initialement, la demande d’action collective avait été déposée en Cour supérieure jeudi dernier pour tous ceux qui sont restés bloqués sur l’autoroute 13, dans la nuit du 14 au 15 mars. À ce moment, une somme de 2000 $ avait été réclamée pour le préjudice moral subi par les victimes.

L’action a été modifiée lundi pour notamment ajouter une réclamation de 500 $ par personne pour des dommages exemplaires et punitifs.

Certains sont restés coincés dans la neige et le froid, sans eau ni nourriture, entre huit à dix heures, avait expliqué Me Marc-Antoine Cloutier, l’un des avocats qui pilotent l’action, lorsque la demande initiale avait été déposée.

Des dommages matériels sont aussi demandés, mais ils varient selon ce que chaque personne a subi : on parle ici d’essence gaspillée, de bris aux automobiles, de pertes de rémunération ou de cargaison, entre autres choses.

L’autoroute 520 Est a été ajoutée, car elle a été bloquée à la suite du refoulement de l’autoroute 13, dans les mêmes circonstances, a expliqué Me Cloutier. Il y aurait entre 600 et 800 victimes, selon son évaluation.

1 commentaire
  • Robert Beauchamp - Abonné 20 mars 2017 17 h 04

    Au pays des aveugles

    Les dirigeants actuels de la SQ et du MTQ n'ont rien vu. Pour y voir clair Philippe Couillard embauche un ancien directeur de la SQ et qui fut aussi sous-ministre au MTQ et qui a avoué à la Commission Charbonneau qu'il n'entendait que des rumeurs au moment où il a dirigé ces 2 organismes essuyant ainsi un blâme de la Commissaire. Bref, aveugle lui aussi. Comment ose-t-on dire qu'il s'agit d'une enquête externe effectuée par une personne provenant du sérail sur lequel elle va enquêter. En d'autres mots c'est Couillard qui dirige l'enquête. Opacité garantie, avec quelques boucs émissaires à la carte. Les têtes sont déjà ciblées.