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    Un comité pour étudier les décès d’autochtones

    29 novembre 2017 | Marie-Michèle Sioui - Correspondante parlementaire à Québec | Québec
    Le ministre de la Sécurité publique, Martin Coiteux
    Photo: Jacques Boissinot La Presse canadienne Le ministre de la Sécurité publique, Martin Coiteux

    La création d’un comité d’examen des décès liés à la violence conjugale n’est qu’un premier pas : dès 2018, la coroner en chef dirigera aussi un groupe chargé d’étudier les décès d’autochtones au Québec, a appris Le Devoir.

     

    « Il y aura une annonce au début de l’année », a confirmé mardi la coroner en chef du Québec, Catherine Rudel-Tessier. Elle a déjà approché le groupe Femmes autochtones du Québec, mais a averti que le comité n’était « pas encore formé ».

     

    « Le milieu y croit très bien ; aux interventions qui peuvent en ressortir, aux stratégies qui peuvent être inventées, pour qu’on fasse quelque chose », a-t-elle ajouté, se félicitant du succès du comité d’examen des décès d’enfants et de la création du comité sur la violence conjugale.

     

    « Ce sont des choses qui nous tiennent à coeur, des phénomènes de société, [et] le Bureau du coroner doit prendre part à la prévention », a-t-elle fait valoir.

     

    Les groupes de femmes ravis

     

    Les ressources d’aide aux femmes victimes de violence conjugale se sont par ailleurs réjouies de la décision du ministre de la Sécurité publique, Martin Coiteux, de mettre en place le comité d’examen des décès liés à la violence conjugale qu’elles réclamaient depuis des années.

     

    Le groupe présidé par la coroner en chef réunira entre autres des ressources d’aide aux victimes de violence et des représentants du Directeur des poursuites criminelles et pénales, de la Sûreté du Québec et du Conseil du statut de la femme.

     

    Le travail qui s’y fera sera « totalement différent » de celui fait par l’actuel comité d’examen des homicides intrafamiliaux, composé uniquement de policiers, a souligné Me Rudel-Tessier.

     

    « On va étudier les facteurs de risque, [regarder] qui est intervenu, [si ça] aurait pu être fait différemment », a expliqué Louise Riendeau, du Regroupement des maisons pour femmes victimes de violence conjugale.

     

    « La beauté de la chose, c’est que la coroner en chef a le pouvoir d’émettre des recommandations de façon très large, qui peuvent toucher plusieurs secteurs », a ajouté Manon Monastesse, directrice générale de la Fédération des maisons d’hébergement pour femmes. Le comité doit se réunir une première fois en janvier.













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