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    Remaniement: «Ciao!» lance Rita de Santis

    11 octobre 2017 20h32 | Marie-Michèle Sioui - Correspondante parlementaire à Québec | Québec
    L’ex-ministre Rita de Santis
    Photo: Jacques Boissinot La Presse canadienne L’ex-ministre Rita de Santis

    La seule libérale a avoir subi l’exclusion du conseil des ministres, Rita de Santis, a attribué mercredi son éviction du gouvernement à son franc-parler — cette même candeur maladroite qui l’a mise dans l’embarras à plusieurs reprises pendant son court passage au sein de l’exécutif.

     

    « Ciao ! » a lancé l’ex-ministre, au terme d’une mêlée de presse où elle est apparue beaucoup plus détendue qu’à l’habitude.

     

    La députée de Bourassa-Sauvé a perdu, dans le remaniement, le poste de ministre de l’Accès à l’information et de la Réforme des institutions démocratiques, qu’elle occupait depuis le 28 janvier 2016. Pourquoi ?

     

    « Je n’ai pas une langue de bois, peut-être que je ne m’exprime pas suffisamment bien », a-t-elle répondu. « Je n’ai aucune idée, mais ce n’est pas important, tout ça », a-t-elle ajouté, se disant « fière » du nouveau cabinet du premier ministre Philippe Couillard. « Je suis zen, je suis très, très zen », a-t-elle assuré.

     

    Au sujet de la réforme de la Loi sur l’accès aux documents des organismes publics, qui piétine depuis des mois, elle a déclaré que « le travail de base a été fait ». « Maintenant, il faut aller à la prochaine étape, et je souhaite qu’elle [Kathleen Weil, la nouvelle ministre responsable du dossier] le fasse », a-t-elle dit.

     

    Des erreurs répétées

     

    À titre de ministre, Rita de Santis a souvent été contrainte de revenir sur des propos qu’elle a tenus ou des gestes qu’elle a faits sous le coup de l’émotion. La plus récente controverse la concernant remonte au mois d’août. La ministre avait alors prétendu que le président de la Commission d’accès à l’information (CAI), Jean Chartier, avait été « mal cité » par les cinq travailleurs du Devoir qui avaient participé à une entrevue avec lui.

     

    Deux mois plus tôt, en mai, elle avait dû s’excuser d’avoir exclu des journalistes francophones d’un point de presse sur le redécoupage de la carte électorale.

     

    En février, elle avait été contrainte de revenir sur des « propos malhabiles » qu’elle avait tenus quelques heures plus tôt, quand elle avait dit juger acceptable qu’un donateur libéral soit candidat au poste de commissaire à l’éthique de l’Assemblée nationale.

     

    L’une des sorties les plus controversées de Rita de Santis remonte au mois de mai 2016. Lors d'un événement organisé à Montréal-Nord, la ministre avait raconté qu’une enseignante lui avait dit, très jeune, qu’elle ne réussirait jamais à cause de son accent italien. Elle avait déploré les propos de l’enseignante en des termes évocateurs. « Ma maîtresse m’a dit : "Ma chérie, tu ne vas jamais réussir dans la vie, tu parles avec un accent italien, alors oublie-le." Toute personne qui parlerait à un enfant comme elle m’a parlé devrait être tuée, massacrée, jetée je ne sais pas où », avait lancé Rita de Santis. Elle avait ensuite dû préciser qu’elle n’avait pas souhaité encourager la violence.













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